MiNUCius FÉLIX, Oclavius
2. Tertullien, (le Tcstimonio animae, 2. Cf. Apologet., 17. Voir ce texte classique dans Turmel, op. cit. p. 32.
« Je suis venu au monde par la grâce de Dieu, ô empereur, et lorsque j'ai considéré le ciel et la, terre, la mer et les autres créatures, j'ai admiré la beauté de l'univers. Mais j'ai compris que le monde et tout ce qu'il renferme est mû par l'ordre d'un autre et que celui qui meut les créatures est Dieu qui habite en elles et est caché par elles. Mais il est évident que celui qui meut est plus puissant que ce qu'il meut. Quant à chercher, au sujet de ce moteur de l'univers, de quelle manière il est : car évidemment il est incompréhensible dans sa nature; quant à disputer sur les lois de son gouvernement pour les comprendre, cela est inutile; car personne ne peut les comprendre complètement. Je dis donc de ce maître du monde — et pas davantage — qu'il est le Dieu de l'univers, qui a tout créé pour l'homme... Je dis : Dieu n'est point né, ni fait; il est éternel de sa nature, sans commencement ni fin, immortel, parfait, incompréhensible. Le mot parfait signifie qu'il n'y a aucun défaut en lui, qu'il n'a besoin de rien, mais que tout a besoin de lui... Il n'a pas de nom; car tout ce qui a un nom appartient à la créature. Il n'a ni figure ni membres; car tout ce qui en possède appartient à la créature. Il n'est ni mâlo ni femelle. Les cieux ne le limitent pas; mais le ciel, ainsi que tout ce qui est visible ou invisible, est limité par lui. Il n'a pas d'adversaire; car personne n'est plus puissant que lui. Il n'a ni colère ni fursur; car il n'y a rien cini puisse lui résister. Il n'y a ni erreur ni oubli dans sa