‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 126 sur 257 · Aristide, Apologie · texte numérisé non relu

Aristide, Apologie

2. Théophile joue ici sur letymologie supposée du mot grec : 9eôt ôià rà redÛKevai,... Kal ôià t6 6éfiv,

choses reposent sur lui comme sur un fondement solide; et aussi parce qu'il court, c'est-à-dire qu'il est partout pour donner le mouvement et l'activité, pour nourrir et guider, gouverner et vivifier toutes choses. Il est Seigneur, parce qu'il domine sur toutes choses; Père, parce qu'il existe avant toutes choses; Démiurge et Créateur, parce qu'il a organisé et créé toutes choses; Très- Haut, parce qu'il est au-dessus de toutes choses ; Tout-Puissant, parce qu'il possède et embrasse toutes choses. Car les hauteurs des cieux et les profondeurs des abîmes et les Imiites de la terre sont dans sa main; et il n'y a pas de lieu où il n'agisse. Les cieux sont son ouvrage, et c'est lui qui a fait la terre; la mer est son œuvre, l'homme est sa créature et son image. Le soleil, la lune et les étoiles sont ses éléments..., qu'il a créés pour l'utilité et le service des hommes. Dieu, en mi mot, a fait passer toutes choses du néant à l'être, afin que ses œuvres fissent connaître et comprendre sa grandeur (1). »

Citons encore cfuelques belles amplifications de Minucius Félix sur la spiritualité de Dieu.

« Il est évident que Dieu, le Père de toutes choses, ne saurait avoir ni commencement ni fin : lui qui donne la vie à tous les êtres et à lui-même l'éternité; lui qui, avant la naissance du monde, se tenait lieu à lui-même de monde; lui qui, à l'égard de tous les êtres quels qu'ils

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