‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 133 sur 257 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

On s'accorde communément et avec raison à voir dans ces textes un écho des anciens symboles de foi. On ne trouve pas de passage analogue chez Tatien, plus indépendant que son maître à l'égard des formules ecclésiastiques. Mais on en rencontre plusieurs, et très précis, chez Athénagore.

« Nous croyons en un seul Dieu, inengendré et éternel, invisible et impassible..., qui, par son Verbe, a créé l'univers, l'a orné et le conserve. Car nous reconnaissons aussi le Fils de Dieu... Pour le Saint-Esprit aussi, qui agit dans les Prophètes, nous disons qu'il est un écoulement de Dieu, qui en sort et qui y rentre comme le rayon du soleil. Qui donc ne s'étonnerait de nous entendre appeler athées, quand nous affirmons un Dieu Père, un Fils Dieu, un Esprit-Saint, et quand nous démontrons leur puissance dans l'unité et leur distinction dans le rang! (1)

» Nous cherchons à connaître Dieu et son Verbe, quelle est l'union du Fils avec le Père, quelle est la communication du Père avec le Fils, ce qu'est l'Esprit, quelle est l'union et la distinction de ceux qui sont ainsi unis : l'esprit, le Fils, le Père (2)... Nous reconnaissons Dieu et le Verbe son Fils et l'Esprit-Saint, unis par la puissance, le Père, le Fils et l'Esprit, parce que le Fils est l'intelligence, le Verbe et la sagesse du Père, et l'Esprit un écoulement, comme la lumière du feu (3). »

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