‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 136 sur 257 · Ihid., II · texte numérisé non relu

Ihid., II

il i5'ex])li(|in' plus longuement sur la nature du Verbe, son t>ri<ïine et ses ra])ports avec Dieu.

« Avant toutes ks créatures, Dieu a engendré de lui-même dans le principe, une certaine puissance rationnelle, qui est appelée par l'Es- ])rit,-Saint tantôt gloire du Seigneur, tantôt Fils, tantôt Sagesse, tantôt Ange, tantôt Dieu, tantôt Seigneur et Verbe... Il porte tous ces noms, parce qu'il est au service des desseins du Père et aussi parce qu'il a été engendré du Père par volonté. Ainsi voyons-nous que certaines choses arrivent parmi nous : en proférant une parole, nous engendrons une parole; cependant il n'y a pas de division, et nous n'amoindrissons pas la parole qui est en nous en la proférant. De même aussi nous voyons d'un feu naître un autre feu. Cependant, celui qui sert à allumer n'a rien perdu; il reste le même, et celui qu'il allume subsiste et brille sans amoindrir celui auquel il est allumé. J'en ai pour témoin le Verbe de sagesse, qui est lui-même ce Dieu engendré par le Père de toutes choses, et qui est le Verbe, la sagesse, la puissance et la gloire de celui qui l'a engendré (1). »

Justin cite ici le passage bien connu des Proverhes (viii, 21-36) sur la création de la Sagesse. Plus loin, il proteste contre ceux qui ne veulent faire du Verbe qu'une dénomination différente du Père et il affirme leur distinction réelle.

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