‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 138 sur 257 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

appris que le principe, c'est la puissance du Logos. Car le maître de toutes choses, qui est luimènic le support substantiel de l'univers, était seul en ce sens que la création n'avait pas encore ou lieu; mais en ce sens que toute la puissance des choses visibles et invisibles était en lui, il renfermait en lui-même toutes choses par le moyen de son Logos. Par la volonté de sa simplicité sort de lui le Logos, et le Logos, qui ne s'en alla pas dans le vide, est la première œuvre du Père. C'est lui, nous le savons, qui est le principe du monde. Il provient d'une distribution, non d'une division. Ce qui est divisé est retranché de ce dont il est divisé; mais ce qui est distribué suppose une dispensation volontaire et ne produit aucun défaut dans ce dont il est tiré. Car, de même qu'une seule torche sert à allumer plusieurs feux, et que la lumière de la première torche n'est pas diminuée, parce que d'autres torches y ont été allumées, ainsi le Logos, en sortant de la puissance du Père, ne priva pas de Logos celui qui l'avait engendré. Moi-même, par exemple, je vous parle, et vous m'entendez ; et moi qui m'adresse à vous, je ne suis pas privé de mon logos parce qu'il se transmet de moi à

vous (1)... »

Des idées analogues apparaissent chez Athénagore.

« Nous reconnaissons aussi le Fils de Dieu. Et qu'on ne trouve pas ridicule que Dieu ait un

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