‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 14 sur 257 · INTRODUCTION XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXI

mes, laissés à eiix-mômes, ou, qui plus est, séduits par ces esprits infidèles, sont tombés dans l'ignorance, dans la corruption morale, et de là runiversello idolàlrio. Cependant le Logos,, après avoir rappelé aux: hommes la vérité par ses prophètes, instruit lui-même les chrétiens, qui lui doivent de connaître Dieu et comment le servir. La voie du salut est là pour l'homme. Dieu l'a fait libre et maître de son sort : si l'homme obéit à la voix du Logos, s'il observe ses commandements, il parviendra à une vie immortelle el incorruptible, dans l'au delà : si non, il aura en partage la mort éternelle et des supplices sans fin.

Telle est, dans ses plus grandes lignes, la systématisation doctrinale qui se dégage des écrits des Apologistes. Ce qui la caractérise, et l'expression est courante chez eux, c'est que le christianisme est à leurs yeux une phdosophie. Mais qui ne voit aussi que de cette philosophie sont bannis tous les mystères spécifiquement chrétiens, je veux dire surnaturels ? La Trinité, à strictement parler, l'Incarnation de môme, le péché originel, la rédemption, la grâce, les sacrements, n'y ont pas de place. Même la doctrine du Verbe est absente chez Minucius Félix. On a ainsi un christianisme raisonnable : mais est-ce encore la christianisme? Une présentation est faite de la

que Tatien n'ait été aminé d'un très vif désir d'opposer une théorie chrétienne sur ce sujet à celles que les platoniciens de son temps (par exemple Plutarque) prenaient tant de plaisir à édifier. C'est le même sentiment cfui l'a poussé à dessiner les premiers linéaments d'une psychologie chrétienne, pour l'opposer à la psychologie stoïcienne. »

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