‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 145 sur 257 · lUd · texte numérisé non relu

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LA TUiNIlh; CHRÉTIENNE li)3

un autre, mnnériqueim'nt distinct et intelligent ». 11 s'agit de la parole divine : v< Voici qu'Adam est devenu connue l'un d'entre nous » {Gen. m, 12) (1).

Cette argumentation est répétée plus loin avec moins d'étendue, mais sans nouvieaux déUiils (2). Nous en détachons un morceau cfui dégage le {)rincipe latent de toute cette théologie.

« Lorsque nous lisons que « Dieu monta de chez Abraham », que « le Seigneur parla à Moïse», que « le Seigneur descendit pour voir la tour bâtie par les enfants des hommes », que « Dieu ferma l'arche de ^oé par le dehors », ne croyez pas que c'est le Dieu étemel lui inônie qui est descendu ou monté quelque part. Car le Père et Maître ineffable de l'univers ni ne se déplace, ni ne se promène, ni ne dort, ni ne se lève ; mais il reste dans sa demeure, quelle qu'elle soit. 11 voit finement et entend de même, non par les yeux ou les oreilles, mais par ime puissance indicible; il voit tout et il connaît tout, et personne de nous ne lui échappe; il ne se meut pas et n'est pas circonscrit dans un lieu, pas même par le monde entier puisqu'il était avant le monde. Comment donc ce Dieu pourrait-il parler ou se montrer à quelqu'un ou apparaître sur un petit coin de la terre ? Mais le peuple, au Sinaï, ne put même pas soutenir la gloire de son envoyé; et ]\ioïse luimême ne pouvait entrer dans le tabernacle qu'il avait fait, s'il était rempli de la gloire de Dieu; et le prêtre n'eut pas la force de se tenir devant

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