‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 148 sur 257 · I. IJOMMF, ; SA NATURE LT SA DESTINEE l'.t · texte numérisé non relu

I. IJOMMF, ; SA NATURE LT SA DESTINEE l'.t

^> Pour nous, lo desLiii inévitaLle, c'est que ceux qui choisissent le bien recevront ia récompense qui leur est due, et de môme ceux qui font le mal, le châtiment qu'ils méritent. Car Dieu n'a pas fait riiunmie connue les autres créatures, comme les arbres et les quadrupèdes qui ne peuvent rien faire librement. L'h(Miim<' ne mériterait ni récompense ni louange, si, au lieu de choisir le bien il était bon par nature. De même, s'il se trouvait méchant, il ne serait pas juste de le punir, puisqu'il ne l'est pas de lui-même et ne peut pas être autre chose que ce qu'il est de naissance. »

A ces arguments philosophiques, Justin ajoute l'autorité de l'Ecriture {Dent, xxx, 15-19; Isaïf, i, 16-20;; puis il montre comment la prédiction d'un fait ne l'empêche pas d'être libre (1).

JiL^tin revient encore à cette question dans sa seconde Apologie: il s'attaque ici directement aux Stoïciens et apporte, en faveur du libre arbitre, un nouvel arsrumont, tiré de l'existence et de l'autorité de la loi morale.

« Ce n'est pas par la loi du destin qu'arrive ce que les hommes font ou souffrent : chacun fait librement le bien ou le mal... Pour n'avoir pas compris cela, les Stoïciens ont dit que tout arrivait suivant un destin fatal. Mais, au contraire, Dieu a fait au commencement les hommes et les anges maîtres d'eux-mêmes, et c'est pourquoi ils subiront très justement la peine de leurs fautes dans le feu étemel. Il est dans la nature de tout être créé d'être capable de

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