‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 151 sur 257 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

L'iIOMMT. : SA NATURE ET SA DESTINÉE 201

soric qu'elle .se peut voir par le moyeu du corps: par elle-nième, eu effet, elle ue se pourrait jamais voir sans le corps... Car l'homuie n'est pas, comme le prétendent les dogmatiseurs à la voix de corbeau, mi être raisonnable, capable de recevoir l'intelligence et la science : on montrerait, selon cette théorie, que les êtres privés de raison peuvent recevoir l'intelligence et la science. Mais l'honmie est seul l'image et la ressemblance de Dieu — et j'appelle homme non celui qui se conduit comme les animaux, mais celui qui s'est éloigné bien loin de l'humanité pour se rapprocher de Dieu lui-mèmè. J'ai développé tout cela plus exactement dans mon Traité sur les animaux ; mais maintenant, ce qu'il faut dire, c'est ce que signifie : être l'image et la ressemblance de Dieu. Ce qu'on ne peut comparer ne peut être rien d'autre que l'être en soi; ce qu'on compare n'est rien autre que l'analogue. Or, le Dieu parfait est incorporel, et l'homme est chair; l'âme est le lien du corps, et le corps le contenant de l'âme. Qu'un tel composé soit comme un temple, Dieu veut y habiter par le moyen de l'esprit supérieur; mais quand cet assemblage n'est point tel, l'homme ne l'emporte sur la bête que par la parole articulée ; pour le reste, il mène la même vie, n'étant pas la ressemblance de Dieu (1). »

Sans l'esprit de Dieu, l'àme n'est pas davantage immortelle.

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