‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 156 sur 257 · ihid · texte numérisé non relu

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2. Ihid., 27. Cf. 24. « L'homme était un être intermédiaire, ni tout à fait mortel, ni complètement immortel, mais capable de devenir l'un et l'autre. »

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A pn'iiiRii- \iio. ft'lte docliiiie ressemble fml à celle (jue nous avons déjà ronconirée c.liez Tali(Mi el chez le vieillanl do saint Justin. Seulement l'analogie est plus apjtarente que roplli'. Car Tliéoiihile reste évidemment, sur le terrain mysti(|ue : la moii dont il parle est la mort du péclié ; l'immortalité dont il se préoccupe est la vie bienheureuse réservée aux justes après la résurrection. Nulle part il no laisse entendre, comme Tatien, qu'il y ait une dissolution provisoire de l'âme, ou, comme le DialoQue, qu'une âme puiss(> ne plus exister par suite du retrait (le l'influx divin. Il jieut y avoir entre ces auteurs ime inspiration commune ou semblable; mais elle semble bien, chez les deux i)remiers, avoir atteint le tond des choses, tandis que chez Théophile elle n'a influencé que le langage.

Eu résumé, la psychologie spiritualiste est plutôt supposée que développée par les .Apologistes. Seule, la question de l'immortalité de l'àme est par eux traitée avec quelques détails, et encore non pas en elle-même, mais par réaction contre l'idéalisme platonicien. Le problème 'étant ainsi mal posé par eux et pour ainsi dire faussé dès l'abord par cette intention ]iolémiqne, on s'explique mieux que la solution qu'ils en donnent ne soit pas exempte d'erreurs ou tout au moins de fâcheuses équivoques.

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