‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 161 sur 257 · Cohortatio ad Graecos · texte numérisé non relu

Cohortatio ad Graecos

bles; mais deux arbres, celui de la vie et celui de la science, ne se trouvaient qu'au paradis. Le paradis était d'ailleurs une terre et planté sur la terre... Lorsqu'elle nous parle des arbres « sortis de la terre » et du jardin « situé vers l'Orient », la divine Ecriture nous enseigne clairement que le paradis était sous le même ciel que la terre et l'Orient... Lorsque Dieu eut placé l'homme dans le paradis pour le travailler et le garder, il lui ordonna de manger de tous les fruits, même de l'arbre de vie ; il lui interdit seulement de goîiter à l'arbre de la science. Mais Dieu transporta, l'homme de la terre d'où il avait été fait dans le paradis, en lui donnant l'aiguillon du progrès, afin que, grandi et devenu parfait, il fût proclamé dieu et montât ainsi dans le ciel... D'ailleurs, la parole de l'Ecriture : « i^our iravailler » n'indique pas pour l'homme d'autre travail que celui d'observer le précepte divin de peur de se perdre en désobéissant, comme il s'est perdu par le péché (1). »

Ce parfait bonheur, en effet, ne devait pas durer : Théophile cite en entier le texte sacré relatif à la tentation et à la chute, et il en prouve la véracité (2). Il se préoccupe ensuite de justifier l'interdiction di^'ine, auprès de ceuK qui la trouveraient trop sévère.

« T/arbre de la science était bon, certes, et bon aussi son fruit. Ce n'est pas l'arbre, comme quel-

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