‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 163 sur 257 · ib;d · texte numérisé non relu

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l'homme un grand bienfait, qne Dieu ne le laisse pas pour toujours dans le péché; mais il l'a chassé du paradis comme par une sorte d'exil, afin de l'y rappeler ensuite lorsqu'il aurait expié sa faute (1)... »

Le péché de l'homme ;i l'ait ressentir ses funestes effets jusque sur les animaux.

« Ce n'est pas que les bêles fussent méchantes ou nuisibles au commencement : Dieu n'a rien fait de mauvais; au contraire, tout ce qu'il a fait était bon et très bon. C'est le péché de l'homme qui les a rendues mauvaises : l'homme ayant dévié, elles ont dévié avec lui. En effet, lorsqu'un maître de maison se conduit bien, nécessairement ses serviteurs aussi doivent se bien conduire; mais s'il vient à mal faire, ses serviteurs font mal cormne lui. De même, l'homme qui était le maître ayant péché, les êtres inférieurs ont péché aussi. Mais lorsque l'homme sera revenu à son état naturel en cessant de faire le mal, les bêtes aussi seront rétablies dans leur douceur primitive (2). »

Voilà tout ce que nous fournissent les Apologistes sur l'état premier de l'homme, sur la chute originelle et ses conséquences. Leur doctrine peuE se résumer auisi : la douleur et la mort, étrangères au plan divin, ont été introduites dans le monde par le péché. Mais ce n'est là, pour l'humanité déchue, qu'une partie de ses malheurs. A cette ruine physique s'ajoute

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