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un désastre moral (l'une bien autre importance; car, j)our avoir rejeté la loi Ac Dieu, l'hoinme est tombé sous rem[)ire tyrannique du démon.
La démonolo^ic occupe une grande jjlace dans la doctrine des Apologistes. Tout d'abord, la plupart, imn contents d'aflirmer l'existence du démon, se préoccupent de la prouver, Minucius Félix invoque pour cela les aveux des pbilosopbes et les |)rati(iues des magiciejis.
^^ Il existe dos esprits menteurs, vagal)on(is, qui (l'une nature céleste sont lourdement tombés dans les souillures et les passions terrestres. Ces esprits, donc, après avoir perdu la simplicité de leur substance par les vices oii ils se sont plongés, connue pour se consoler de leur malheur, ne cessent plus désormais de perdre les autres après s'être perdus; dépravés, ils propagent leur erreur et leur perversité; éloignés de Dieu, ils s'efforcent d'en éloigner aussi les hommes en leur enseignant de fausses religions. Ces esprits sont les démons : les poètes le savent, les philosophes on dissertent, Socrate les connaît bien, lui qui s'écartait d'une affaire ou la poursuivait d'après l'indication et la volonté du démon qui siégeait à ses côtés. Les magiciens aussi, non seulement connaissent les démons, mais ils se servent d'eux pour opérer leurs semblants de prodiges. Grâce à leur concours, ils font des prestiges : comme de faire voir ce qui n'est pas ou d'empêcher de
voir ce qui est. Par la parole et l'œuvre de ces inages, Hostanès le premier rendit au vrai Dieu le culte qui lui convient et il sut que les anges, c'est-à-dire des ministres et des messagers de Dieu, mais du vrai, assistent son trône, qui tremblent d'effroi devant un signe de tête ou le seul visage du Seigneur. Le même auteur a parlé aaissi des démons terrestres, errants, ennemis de l'homme. Que dirai-je de Platon? Lui qui estimait que c'est chose difficile que de trouver Dieu, ne traite-t-il pas sans difficulté des anges et des démons? Dans son Banquet, il s'efforce mêmed'expliquer la nature de ces démons, qu'il prétend être une substance entre la mortelle et l'immortelle, c'est-à-dire intermédiaire entre le corps et l'esprit, faite d'un mélange de la lourdeur propre à la matière terrestre et de la légèreté céleste. Il rapporte aussi qu'ils nous inspirent la passion de l'amour et qu'ils s'insinuent dans le cœur humain pour exciter les sens, crééer les sentiments et répandre les ardeurs de la concupiscence (1). »
A cet argument. Terlullien ajoute le témoignage spontané de l'àme, exprimé dans le langage populaire (2). Athénagore invoque pareillement les aveux des philosophes, surtout do Thaïes et de Platon; puis il expose ainsi qu'il suit la doctrine chrétienne.
« Nous avons appris aussi qu'il existe d'autres puissances qui exercent leur pouvoir autour de la