Tertulmen, De fcMimonio anininr. ?,. Cf. Anologrt
l.E IM.AN PHOVIDI'.N riK.L DU S.VLL'T 1^17
matière et par la iiialirie. l/uiie d'elles est l'enneini»» de Dieu. iXoii pas qii»^ rien soit, opposé à Dieu, comme la discorde à l'ainitié dans le sys- («''me d'Kmpédocle, ou couune la nuit au jour» ainsi ([ue nous le voyons : si une chose s'opposait à Dieu, elle cesserait d'être et la puissance divine ferait évanouir sa substance; mais parce que C(^t esprit qui vit autour de la matière est contraire à la jxMfection qui est essentielle à Dieu... Il a été fait par Dieu, cependant, conuue les autres anges et préposé par lui à l'administration de la matière et de ses formes. En faisant les anges, Dieu qui étend sa providence sur toutes ses créatures, a voulu se réserver à lui-même le gouvernement général et suprême de l'univers, tandis qu'il laisserait le soin des détails à des anges désignés pour cet office. Mais, comme les hommes, les anges sont libres de choisir entre le vice et la vertu... Les uns donc profitèrent de leur liberté pour rester ce q\ie Dieu les avait faits et ils continuèrent à remplir le rôle que Dieu leur avait assigné. Les autres abusèrent de leur nature et de leurs fonctions, c'est-à-dire celui qui était préposé à la matière et à ses formes, ainsi que d'autres chargés de veiller sur ce premier firmament... Ceux-ci, pris d'amour pour les femmes, se laissèrent vaincre par la chair ; celui-là se montra négligent et malhonnête dans l'administration qui lui avait été confiée. De ceux qui aimèrent les femmes naquirent ceux qu'on a appelés les géants, dont les poètes ont parlé quelquefois (1). »