‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 173 sur 257 · LE PIAN PROVIDENTIEL DU SALUT -J'2'J · texte numérisé non relu

LE PIAN PROVIDENTIEL DU SALUT -J'2'J

son Fils, (Ml attendant, il nous laissait aller à notre aise aux mouvements désonlonnés qui nous attirent au plaisir. Non pas (lu'il se réjouît le moins du monde de nos péchés, mais il les supportait ; non pas qu'il approuvât ce temps d'iniquité, mais il préparait l'ère présente de justice. Il voulait que, pendant ce temps, nous nous montrions jiar nos œuvres propres indignes de la vie, afin de la recevoir ensuite de la divine bonté. Il voulait nous montrer par l'expérience que nous ne pouvions pas de ^ous-mèmes entrer dans le royaume céleste, afin de nous en rendre ensuite capables par sa divine puissance. Donc, lorsque notre malice fut à son comble, lorsqu'il fut bien évident qu'elle nous méritait le supplice et la mort et que fut arrivé le temps marqué par Dieu pour manifester enfin sa puissance et sa bonté, daps son amour surabondant pour les hommes, loin de nous haïr et rejeter, loin de se souvenir de notre perversité, il la supporta avec patience et voulut lui-même recevoir nos péchés... Ainsi Dieu nous a convaincus que, par elle-même, notre nature ne pouvait pas arriver à la vie ; puis il nous a donné un sauveur, assez puissant pour sauver même ce qui était incapable de salut : de part et d'autre, il a voulu nous faire croire à sa bonté (1). »

Voilà comment, par la miséricorde de Dieu, devait être réparée notre déchéance, et l'humanité ramenée des voies de l'erreur, où. depuis la première chute, les démons l'égaraient. pour être remise dans le chemin du salut selon sa destinée primitive.

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