‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 181 sur 257 · Ibid., 100. Cf. 105 et · texte numérisé non relu

Ibid., 100. Cf. 105 et

JÉSUS-CHRIST ET SuN ŒUVRE 2^7

A La Sibylle aimoiice d'une manière claire et patente l'avènement de Jésus-Christ notre Sauveur, QTii, étant le Verbe de Dieu, inséparable de lui par la puissance, a pris une humanité créée à l'image et ressemblance de Dieu (1). »

Pareillement, VEpître à Diogncte désigne Jésus comme « le Fils unique de Dieu », envoyé par son PtTo « commo un Dieu, comme un homme auprès des hommes (2) ».

En sonnne. tous ces textes ne sont que la répétition peu variée d'une même affirmation : Jésus est à la fois Dieu et homme. C'est la foi chrétienne essentielle; mais nos Apologistes n'ont pas connu les termes de « nature » et de « personne » qui sentiront plus tard à la préciser et à la définir.

11 ne suffisait pas aux Apologistes d'affirmer la divinité de Jésus-Christ, il leur fallait de plus la justifier et la défendi'e : Justin, en particulier, n'a pas négligé cette tâche. Aux païens, il montre que l'idée d'une Incarnation n'a rien qui leur doive paraître absurde, puisqu'ils en admettent tant dans leui' mythologie.

« Quand nous disons que le Verbe, qui est le premier-né de Dieu, a été engendré sans opération chamelle dans la personne de Jésus-Christ notre maître, qu'il a été crucifié, qu'il est mort, qu'il est ressuscité, qu'il est monté au ciel, nous n'ad-

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