Justin, Dialog
Ce ne sont là, pour ainsi dire, que des travaux; d'approclie : il faut i)lus diroclotnont justifier 1 Incarnation, que Tryphon trouve « non pas seulement paradoxale, mais insensée ». Là-contre, Justin affirme que le Christ «préexistait, Fils du Créateur de l'universel Dieu lui-même »; puis qu' « il a été engendré homme par la Vierge..., honune passible et ayant une chair tout comme nous » (1). Voilà la thèse. Pour l'établir, Justin, après avoir démontré qu'il existe un autre Dieu que le Créateur, en arrive enfin à prouver l'Incarnation.
« La chose est déjà faite par les textes des Prophètes précédemineiit cités : à cause de vous, cependant, je vais les rappeler et les commenter encore, pour essayer de vous convaincre. »
En effet, les preuves de Justin ne sont pas nouvelles. 11 se contente de mentionner les prophéties qui annoncent la naissance surnaturelle et le sacerdoce éternel de Jésus-Christ, un passage du Psaume xliv (7-12) d'où il ressort « qu'il est Dieu et qu'il faut l'adorer », les Psaumes xcvni et lxxi déjà cités «*t qui chantent sa gloire à nulle autre pareille. Tryphon se déclare impressiomié par tous ces témoignages; il est arrêté seulement par la parole d'Isa'ie : « Je suis le Seigneur Dieu : voilà mon nom, et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mes vertus » (IsA'iE, XLii, 8). Justin répond, par le contexte, que Dieu s'adresse ici au Christ à qui seul il réserve sa gloire. Tryphon se déclare satisfait (2).
La discussion cependant ne tarde pas à reprendre. Justin apporte encore à Tryphon les textes prophétiques, la plupart déjà connus, relatifs à la naissance surnaturelle du Christ^ à sa doctrine merveilleuse et