Ibid., 63-G
JtSLîS-CHUIsl ET SON ŒUVRE 2-il
à son règne sur los âmes, aux adorations qu'il mérilr. Il montre surfout coninient l'Ecriture a prédit son nom même de Jéyus dans la p«M"sonne et le rôle de Josué (1*. Knfin. pour dissipt-r les dernières objections, il équipare l'incarnalion aux autres théophanies de rAncien l'estament.
<^ Si donc nous savons que Dieu s'est manifesté sous tajit de formes à Abraham, à Jacob et à Moïse, pourquoi vous montrer hésitants et incré- (hUes, dès tiu'il s'agit d'admettre que, par la volonté ilu Père do toutes choses, il s'est fait homme grâce à une vierge — surtout quand nous avons tant de témoignages de l'Ecriture où l'on peut voir avec évidence que tout cela est arrivé par la velouté du Père? (2) »
Un peu plus loin, Justin répète son raisonnement à cause des nouveaux venus (3). Cette nouvelle démonstration donne lieu seulement à une dernière difficulté. Si le Christ est Dieu, Dieu préexistant et incarné, pour([uoi Isaïe représente-t-il les dons de l'Esprit saint descendant sur lui en abondance (Isaïe, vi, 1-3)? Voici la réponse :
<c La question est très intelligente et sensée; car il semble vraiment qu'il y a là une difficulté. Pour en avoir la solution, écoute ce que je vais te dire. Ces vertus du Saint-Esprit ainsi énumérées, l'Ecriture ne dit pas ([u'elles sont descendues sur lui parce qu'il en avait besoin, mais parce qu'elles