‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 198 sur 257 · I.A VALEUR DU JUDAÏSME · texte numérisé non relu

I.A VALEUR DU JUDAÏSME

» Toi osl aussi le symbolisme dos azymes : ils vous invitent à ne pas faire, comme par le passé, les œuvres du ferment mauvais. Mais vous^ vous entoiuîoz tout selon la chair et vous pensez faire un acte religieux lorsqu'on pratiquant ces observances vos âmes sont remplies de mse et de toutes sortes d'iniquités. C'est pourcpioi, après les sept jours des azymes, Dieu vous ordonnait de pétrir un levain nouveau, c'est-à-dire d'accomplir des œuvres différentes et de ne plus suivre votre mauvaise conduite d'autrefois (1). »

Pour établir que telle est la volonté de Dieu promulguée par le « nouveau législateur », Justin cite lin long passage d'Isaïe (lv, 3-13). Il prouve de même, d'après Isaïe (lviii, 1-11), que le vrai jeûne consiste à fuir le péché et que la véritable circoncision est la circoncision du cœur : de ce dernier point, il trouve l'indication dans la bouche même de ]Moïse {Deut. x, lfi-17; Levit. XXVI, 40-41) (2).

Justin, dans toute cette argumentation, reproduit le thèjue général de lEpîtie dite de saint Barnabe et quelquefois les mêmes textes. Cependant, tandis que le Pseudo-Barnabe dit clairement que ces pratiques sont mauvaises et que les Juifs se sont mépris en atti-ibuant un sens matériel à des ordonnances que Dieu voulait toutes spirituelles, Justin dit seulement que ces rites imparfaits sont abrogés aujourd'hui par une loi meilleure; mais il laisse déjà entendre que la loi ancienne était bonne et vraiment fondée par Dieu. Il s'explique d'ailleurs davantage et s'efforce d'établir exactement le sens providentiel et la portée des observances légales. La critique du présent l'amène à faire une philosophie rétrospective du passé.

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