‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 200 sur 257 · Dialog., 18. Cf · texte numérisé non relu

Dialog., 18. Cf

LA VALKUU Df JUDAÏSME 261

l'ordre de Melchisédec que Dieu a promis, par la l>ouche de David, d'instituer un prêtre éternel (Ij. » Abraham lui-même était encore dans l'incircoïK'ision lorsqu'il lut justifié et béni pour sa toi en Dieu, conune l'Ecriture le montre. Il reçut la circoncision comme un signe, et non pas pour être justifié, ainsi que les Ecritures et les faits eux-mêmes nous forcent à le reconnaître. C'est pourquoi il fut dit avec raison de ce peuple que tout homme serait exterminé de sa race, qui n'aurait pas été circoncis le huitième jour. Mais le fait que les femmes ne peuvent pas recevoir la circoncision charnelle prouve bien que la circoncision fut donnée connue un signe et non comme une œuvre de justice; ciu- pour tout ce qui regarde la justice et la vertu, Dieu a voulu que les femmes pussent l'observer pareillement. Si donc il a donné à l'honune et à la femme un corps différent, c'est que ni l'un ni l'autre n'est juste ou injuste pour cela, mais seulement à cause de la piété et de la justice (2). »

La circoncision est donc, pour saint Justin, le signe de l'alliance que Dieu avail cent', actée avec Abraham et sa race. Il est frappant d'observer cpie Justin insiste à peine sur cette idée; ou plutôt il n'en retient guère qu'une conséquence, celle qui atteint le peuple devenu infidèle. De cette conséquence, Justin arrive d'ailleur.s à faire le principe, transformant ainsi le signe de l'alliance en un signe de malédiction.

« La circoncision charnelle que vous recevez

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