Dialog., 23. Cf
depuis Abraham vous fut donnée comme un signe, pour vous séparer des autres peuples et de nous. Par là, vous êtes les seuls à souffrir ce ce que maintenant vous souffrez à bon droit : vos plaines sont désertes, vos villes sont brûlées, et des étrangers mangent vos récoltes en votre présence, et personne de vous ne peut entrer à Jérusalem. Rien, en effet, ne vous distingue des autres hommes que votre circoncision charnelle. Et personne de vous n'osera nier, je pense, que Dieu prévoyait et prévoit encore l'avenir, et qu'il prépare à chacun ce qu'il mérite (1). »
Les sacrifices n'avaient d'autre but que de détourner le peuple de l'idolâtrie.
« Au temps de Moïse, votre peuple se montra injuste et ingrat envers Dieu, lorsqu'il fit un veau d'or dans le désert. Dieu alors, s'accommodant à ce peuple, ordonna d'offrir des sacrifices comme si c'était en son nom, afin de vous détourner des idoles. Ce que, d'ailleurs, vous n'avez pas fait, puisque vous avez immolé vos enfants aux démons... Dieu ne reçoit donc pas vos sacrifices, et il ne vous a par ordonné, au commencement, de les lui offrir, comme s'il en avait besoin, mais seulement à cause de vos péchés. De même pour votre temple de Jérusalem, s'il a consenti à l'appeler sa maison et sa cour, ce n'est pas qu'il en eût besoin; mais c'est pour vous faire penser à lui au moins à ce sujet et par là vous arracher à l'idolâtrie (2). »