Justin, ApoL. I. Gl
2. Dialog., 14. Cf. 43. Tliéopl ile découvre une figure du baptême dans la bénédiction que Uieu répandit, au cinquième jour, sur les créatures aquatiques. .4(/ Autolyc, II, 1(3.
« Après avoir ainsi lavé celui qui croit et professe notre doctrine, nous le conduisons dans le lieu où sont assemblés ceux que nous appelons nos frères. Nous prions ensemble avec ferveur et pour nous-mêmes et pour le nouvel illuminé.. Nous nous donnons le baiser de paix, une fois les prières finies. Puis on apporte à celui qui préside les frères du pain et une coupe d'eau et de vin. Celui-ci les prend et adresse louange et gloire au Père de toutes choses par le nom du Fils et de l'Esprit-Saint; puis il rend grâces longuement de ce qu'il a daigné nous donner ces biens. Quand il a terminé les prières et l'action de grâces, tout le peuple présent pousse l'exclamation : A7ne7i... Lorsque le prési- m dent a rendu grâces et que tout le peuple a répondu, ceux qui chez nous s'appellent diacres distribuent à chacun des assistants le pain, le vin et l'eau qui ont été eucharisties, et ils en portent aux absents (1). »
Cette description de la messe primitive serait à compléter par quelques traits que Justin insère dans un chapitre suivant : nous aurons occasion de le retrouver bientôt. En attendant, il continue par un bref exposé de sa théologie eucharistique.
« Cette nourriture est appelée Eucharistie. Per- M sonne n'a le droit d'y participer, s'il ne croit à la vérité de notre doctrine, s'il n'a reçu le bain (du baptême) pour la rémission des péchés et la nouvelle naissance, et s'il ne vit suivant les pré-