Justin, ApoL, I
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coi)t('s (In Christ. Car nous ne i)rt'nons pas cet aliment connne un iiain et une hoisson comrnuna. Mais de même jiue Jésus-Clirist notre Sauveur, incarné par la parole de Dieu, a pris une chair et du sang pour notre sahit, ainsi, eucharistiée par la formule de prière qui vient de lui, cette nourriture, qui nourrit par assimilation notre sang et nos chairs, est la chair et le sang de Jésus incarné. Voilà ce que nous avons appris. Les Apôtres, en effet, dans leurs Mémoires, que nous appelons Évangiles, ont rapporté que Jésus leur avait ordonné de faire ainsi. Ayant pris du pain, il rendit grâces et dit : « Faites ceci en mémoire de mol ; ceci est mon corps. » Ayant pris de même la coupe, il rendit grâces et dit : « Ceci est mon sang.» Puis il les leur donna à eux seuls (1)...»
Ainsi qu'on l'a souvoiit fait remarquer, nous avons, dans cette page de saint Justin, en même temps que des renseignements liturgiques de premier ordre, un précieux document doctrinal, puisqu'elle contient l'affirmation aussi nette que possible de la présence réelle. Dans le Dialogue, Justin reconnaît aussi à l'Eucharistie le caractère de sacrifice.
« Cette prophétie (Isaïe, xxxv, 1-7) annonce le pain que Jésus-Christ nous a prescrit de faire en mémoire du corps qu'il a revêtu pour ceux qui croient en lui, pour lesquels aussi il a voulu accepter la souffrance, et la coupe qu'il nous a prescrit de faire avec actions de grâces en mémoire de son sang (2). »