‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 24 sur 257 · XXXII SAINT JUSTIN ET LES APOLOGISTES · texte numérisé non relu

XXXII SAINT JUSTIN ET LES APOLOGISTES

178) et du même un traité De la résurrection des morts, Trois livres à Autolijcos de Théophile d'Antioche (169-182), plus une satire, assez mal datée, des philosophes païens par le « philosophe » Hermias.

En dehors de ces écrits dont l'auteur est connu, il nous est parvenu un certain nombre d'anonymes, dont la date est quelque peu flottante, mais qu'on fixe communément à cette époque. Ce sont le Discours aux Grecs, VExhortation aux Grecs, un traité De la monarchie, un fragment sur la Résurrection et VEpître à Diognète, attribués à saint Justin par certains manuscrits et souvent édités sous son nom. Mais cette attribution est aujourd'hui à peu près universellement abandonnée.

Tous ces ouvrages sont écrits en langue grecque. A la fin du second siècle seulement apparaissent les deux premiers Apologistes latins : Tertullien, avec sa célèbre Apologétique, dont les deux livres Aux Nations sont comme une imparfaite ébauche, Minucius Félix, avec YOctavius. L'œuvre de Tertullien porte en elle-même sa date (automne 197) ; or on retrouve visiblement le même thème dans celle de Minucius Félix : la question de leur mutuelle dépendance n'est pas encore résolue. Les uns soutiennent l'originalité de Tertullien; les autres maintiennent l'antériorité de VOctavius, sans compter ceux qui supposent aux deux écrits une source commune. Chacune de ces hypothèses a, pour elle de bonnes raisons et de nombreux défenseurs; aucune n'est parvenue jusqu'ici à rallier l'unanimité des critiques.

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