‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 245 sur 257 · Vthéxagore. De resurre.ctioue mortnoniin · texte numérisé non relu

Vthéxagore. De resurre.ctioue mortnoniin

'à2i LA DOGMATIQUE DES APOLOGISTES

raison, lorsque les hommes, devenus incorruptibles^ n'auront plus besoin de leur secours, serontils affranchis de leur esclavage et n'auront-ils à se plaindre d'aucune injustice...

» Il ne sera pas davantage pemiis de dire qu'on trouve aucune injustice du côté de l'homme qui ressuscite. Il se compose, en effet, d'un corps et d'une âme. Or il ne reçoit aucun dommage ni dans son corps ni dans son âme. Aucun homme de bon sens ne dira que l'âme souffre quelque injustice; sinon, il faudrait aussi condamner la vie présente. Si donc elle ne souffre aucune injustice, alors qu'elle habite maintenant dans un corps passible et corruptible, à plus forte raison n'en souffrirat-elle pas lorsqu'elle sera unie à un corps impassible et incorruptible. Le corps non plus ne reçoit aucune injustice. Si, en effet, il n'en reçoit pas alors que maintenant il est uni, lui principe de corruption, à un principe incorruptible, évidemment il n'en recevra pas davantage lorsque, devenu lui-même incorruptible, il sera réuni à un principe incorruptible.

» On ne saurait dire non plus que c'est une œuvre indigne de Dieu de réunir et de ressusciter les éléments dissous du corps. Si le moins n'a pas été indigne de Dieu, je veux dire créer \m corps passible et corruptible, a fortiori le plus ne le sera-t-il pas, je veux dire former un corps exempt de corruption et de souffrance (1). »

Les objections préalables ainsi dissipées, il reste à exposer les fondements du dogme : Athénagore y

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