‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 247 sur 257 · Iblcl · texte numérisé non relu

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il y a une union et une harmonie de tout l'être, avec les facultés de l'ànie et les énergies du corps, il faut qu'il y ait pour tout cela une même fin. Or il y aura une même fin, si l'être en question persiste dans sa constitution propre. Et ce sera véritablement le même être, s'il persiste avec toutes les l)arties qui composaient son être. Et ces partie.-^ retrouveront leur liaison propre, si, après avoir été dissoutes, elles s'unissent de nouveau suivant la conformation de l'être. D'où l'on voit que la reconstitution du même homme entraine comme conséquence nécessaire la résurrection du corps mort et dissous. Sans elle, en effet, jamais les mêmes membres ne retrouveraient leur union naturelle, jamais l'homme ne subsisterait identique à lui-même.

» ...Et si la nature humaine ne subsiste pas, c'est en vain que l'âme a été associée aux misères et aux souffrances du corps; c'est en vain que le corps, tenu en bride par l'âme, a résisté à ses plus chers appétits. Inutile aussi la raison, inutile la prudence, l'observation de la justice, la pratique des vertus, l'institution et l'organisation des lois; inutile, en lui mot, tout ce qu'il y a de bon dans les hommes et pour les hommes ; bien plus, inutile la création et la nature même de l'homme. Mais s'il est vrai que, parmi les œuvres et les dons de Dieu, il n'y a pas de place pour rien d'inutile, il s'ensuit nécessairement que l'immortalité de l'âme exige la durée perpétuelle du corps dans sa nature propre (1). »

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