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ootî LA DOGMATIQUE DES APOLOGISTES
même ne pourrions-nous pas accuser Dieu d'avoir travaillé pour rien?... C'est pourquoi il destine la chair à la résurrection et à la vie éternelle. Lorsqu'il annonce le salut de l'homme, il l'annonce aussi pour la chair. Qu'est-ce en effet que l'homme, sinon un animal raisonnable composé d'un corps et d'une âme? Est-ce que l'âme toute seule est l'homme? Pas du tout; c'est l'âme de l'homme. Et le corps donc, dira-t-on que c'est l'homme? Nullement; on dit que c'est le corps de l'homme. Si donc l'homme n'est ni l'un ni l'autre des deux principes séparés, mais le composé qui résulte de l'union des deux; si d'ailleurs Dieu appelle l'hommie à la vie et à la résurrection, il n'en a pas appelé seulement une partie, mais l'homme tout entier, c'est-à-dire son âme et son corps. Comment enfin ne serait-il pas absurde, puisque ces deux principes ne forment qu'un seul être, de sauver l'un sans l'autre? Puisque la résurrection de la chair n'est pas impossible, nous l'avons démontré, quelle est cette distinction qui consiste à sauver l'âme et à ne pas sauver la chair? Dieu serait-il jaloux? Mais non; il est bon et veut le salut de tous. Ce n'est pas l'âme seule et sans la chair qui a entendu sa prédication et a cru en Jésus-Christ; toutes deux ont été baptisées, toutes deux ont pratiqué la justice. Dieu serait injuste et ingrat, quand toutes deux ont cru en lui, de sauver l'une et non pas l'autre (1). »
Le texte présente ici une lacune; mais ou peut croire que l'auteur, complétant très heureu.sement