‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 31 sur 257 · Justin ApoL, II. 12. Cf. U · texte numérisé non relu

Justin ApoL, II. 12. Cf. U

LES CALOMNIES POPULAIRES ;ij

courtisane critique la femme chaste. Co sont, ea effet, ceux qui instituent des marchés de prostitution, ([ui offrent aux jeunes gens des maisons de débauclie, qui se livTent sur des garçons à des vices contre nature, qui violent de toutes façons les corps les plus nobles et les plus beaux, qui souillent la beauté créée par Dieu — car la beauté lie vient pas sur la terre toute seule, mais elle y est envoyée par la main et la volonté de Dieu — ce sont ceux-là qui nous reprochent les crimes qu'ils commettent eux-mêmes et qu'ils prêtent à leurs dieux, et qui vont jusqu'à leur en faire une gloire. Ainsi, eux, les adultères et les pédérastes, ils accusent des hommes vierges ou qui ne sont mariés qu'une fois. Eux qui vivent à la manière des poissons — car ils dévorent, eux aussi, le premier venu et le plus fort poursuit le plus faible... — ils insultent ceux qui ne peuvent pas se dérober quand on les frappe et qui doivent bénir ceux qui les maudissent (1\.. »

Théophile incrimine de préférence les philosophes ]u>ur leur enseignement immoral au sujet de l'anthro- |)ophagie et de l'impureté (2). Les Apologistes latins multiplient les détails précis tirés des mœurs païennes. Ecoutons Minucius Félix.

« Je veux m'expliquer maintenant avec celui qui dit ou croit que notre initiation comporte le meurtre d'un enfant dont nous buvons ensuite le sang. Crois-tu possible qu'un corps si tendre et

Page 1