‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 47 sur 257 · Ibiii · texte numérisé non relu

Ibiii

« qui ne put contenir la colère de son cœur ». Qu'ils soient au-dessus de la souffrance : « Hélas t hélas ! voilà que je vois de mes propres yeux l'homme que je chéris poursuivi autour du rempart, et mon cœur est dans l'angoisse. » Non : car j'appellerais ignorants et faibles des hommes qui cèdent à la colère et à la douleur. Mais lorsque c'est le père des dieux et des hommes qui pleure son fils... et qui ne peut, malgré son chagrin, l'arracher au danger..., qui ne blâmerait l'ignorance de ceux qui croient honorer Dieu par de telles fables et qui se conduisent plutôt en athées? Qu'ils soient formés de chair, mais que Vénus ne soit pas blessée par Diomède dans son corps, ni par Ares dans son âme... Et ce dieu terrible dans les guerres, l'auxiliaire de Zeus dans sa lutte contre les Titans, apparaît plus faible que Diomède. « Il était en fureur, comme lorsque Ares fait vibrer sa lance. » Silence, Homère : un dieu n'est jamais en fureur. Et toi, tu me le montres encore souillé de sang et redoutable aux hommes...; tu me décris son adultère et ses liens... Ne rejettera-t-on pas enfin ces commérages impies sur la divinité? (1) »

Théophile à son tour signale le caractère absurde et inconvenant des légendes greccpies et de la religion égyptienne (2) ; puis il plaisante les cosmogonie^ d'Homère et d'Hésiode (3). Il montre avec raison comment il est aussi insensé d'accepter ces fables que de pratiquer l'idolâtrie populaire.

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