INTRODUCTION XI
cette fonno, saint .liistiii avait composé « pour les (Irecs » un Discours et une Réfutation, et encore deux traités philosophiques, l'un Sur la monarcftia de Dieu, l'autre Sur l'âme. Eusèbe a connu nn traité de "^hMiton Sur la véritéy et autant d'Apollinaire : il mentionne cinq livres Aux Grecs, du même Apollinaire, et deux de Miltiade. Tous ces écrits sont aujourd'hui perdus. Mais il nous reste un Discours aux Grecs de Tatien, où le disciple de saint Justin, à l'inverse de son maître, inaugure une critique passionnée des mœurs et des doctrines des Grecs. Il nous reste trois livres à Autolycos de l'évêque d'Antioche Théophile. Il nous reste quelques opuscules, mis à tort par la tradition sous le nom de saint Justin, et appartenant au même genre littéraire, un Discours aux Grecs, une Exhortation aux Grecs, un traité de la monarchie. Il nous reste l'épître anonyme à Diognète. Saint Justin avait écrit un traité sur la résurrection, qui est perdu, ou, pour mieux dire, dont on n'a qu'un fragment contesté : mais on a le traité d'Athénagore sur le même sujet. Toutes ces œuvres ont pour dessein de présenter à des
dans les affectations du style. « Nous désignons sous le nom de sophiste, aussi bien de purs rhéteurs, uniquement attachés aux mots et aux syllabes, que des écrivains plus sérieux, épris sincèrement de philosophie ou de mor;tle, Nicétés ou Polémon aussi bien que Favorinus ou Dion Chrysostome. » Puech, p. 14. Ce mot (jocpLcrd'uv a d'ailleurs le sens d'enseigner. Sur la sophistique du second siècle, voyez Choiset, p. 547 et suiv. Voyez aussi le chapitre de Croiset, p. 502 et suiv. sur Plutarque théologien et apologiste. Plutarque et Josèphe sont en un certain sens, les précurseurs de nos .apologistes chrétiens, — l'apologie juridique et politique étant mise à part.