Ibid., 35. Cf
ment ces diverses prèventioas. Il commence par dire que les chrétiens pourraient facilement, s'ils le voulaient et s'ils étaient, comme on se plaît à le répéter, des honmies si dangereux, se venger de leurs adversaires ; en mettant le feu à la ville : quelques torches jetées dans la nuit y suffiraient; en prenant ouvertement les armes : les Parthes et les Marcomans sont moins nombreux que les chrétiens; en se retirant simplement de l'Empire: les païens seraient effrayés de leur solitude ; ou seulement en s'abstenant de chasser les démons (Ij. Mais les chrétiens sont des hommes de justice et de paix : Tertullien le prouve en décrivant à grands traits leur vie religieuse, toute faite de vertu, de charité, de prière et de mortification. Il est donc absurde de rendre les chrétiens responsables des calamités publiques; ce sont bien plutôt les païens eux-mêmes qui en sont la cause par leurs crimes (2).
« Nous sommes encore attaqués d'un autre côté : on nous accuse d'être impropres aux affaires. Comment le serions-nous, nous qui menons une existence toute pareille à la vôtre pour l'alimentation, le vêtement, le train de maison, et autres nécessités de la vie ? Car nous ne sommes pas des brahmanes ou des gymnosophist«s hindous, nous ne nous sommes pas exilés du monde pour vivre dans les forêts. Nous souvenant que nous devons faire honneur aux dons de Dieu, notre Seigneur et Créateur, nous ne répudions aucune de ses œuvres ; tout au plus tâchons-nous de n'en pas faire un usage abusif et inutile. C'est pourquoi nous vivons au milieu de vous dans le
1. Ihid., 37. Le principal de ce curieux chapitre est traduit dans TuRMEL, op. cit, p. 25-26.