‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 69 sur 257 · Ibid. I. 46. Cf. II · texte numérisé non relu

Ibid. I. 46. Cf. II

90 l'apologétique des apologistes

partie de ce Verbe disséminé, mais qui ont la connaissance et l'intuition de tout le Verbe qui est le Christ... Notre doctrine est plus grande que toute doctrine himiaine, parce que tout ce qui a trait au Verbe, le Christ l'a été, qui a paru à cause de nous corps. Verbe et âme. Car toutes les vérités qui furent jamais exprimées et découvertes par les philosophes ou les législateurs, ils les doivent à ce qu'ils ont trouvé et contemplé partiellement du Verbe. Et c'est pour n'avoir pas connu tout le Verbe, qui est le Christ, qu'ils sont souvent tombés dans des contradictions. Nous voyons aussi que ceux qui vécurent avant le Christ et qui cherchèrent à connaître et à examiner les choses suivant les forces de la raison humaine furent traduits devant les tribunaux comme impies et indiscrets. Socrate, qui s'y appliqna avec plus d'ardeur que personne, dut subir les mêmes accusations que nous (1). »

Voici un dernier texte encore plus complet.

« Je suis chrétien, je l'avoue et je m'en fais gloire, et je fais tous mes efforts pour être reconnu tel. Non pas que la doctrine de Platon soit incompatible avec celle du Christ, mais elle ne lui -est pas tout à fait semblable, pas plus que celle des autres. Stoïciens, poètes ou historiens. Chacun d'eux, en effet, a bien parlé dans la mesure où il a vu du Verbe divin disséminé ce qui convenait à sa nature (à-îro ^.ioo-jç, toïi G-io^ctriy-o-j Qtiou lôvo-j).

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