‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 75 sur 257 · IbicL, p · texte numérisé non relu

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tous s'accordent à le dire, comme malgré eux, lorsqu'ils en arrivent à expliquer le principe de

toutes choses Nous aussi, comprenant et

croyant à bon droit qu'il n'y a qu'un seul Dieu, nous pouvons de plus l'établir par des discours et des signes de vérité. Car les poètes et les philosophes ont touché cette doctrine comme les autres plutôt par conjecture, chacun étant poussé par son âme, suivant l'influence du souffle divin, à chercher s'il ne lui serait pas possible de découvrir et de comprendre la vérité. Mais pas un ne s'est trouvé avoir assez de fore© pour la saisir; car ce n'est pas auprès de Dieu qu'ils allaient chercher ce qui regarde Dieu, mais chacun suivant ses propres moyens. D'où il suit qu'ils ont des doctrines tout à fait différentes sur Dieu et la matière, sur les formes et sur le monde (1). »

Il fait encore appel à l'autorité des philosophes pour établir l'existence des démons (2); il explique par rœu\T:e perverse de ces puissances trompeuses comment des hommes considérables, qu'il semble dès lors excuser, ont été amenés à nier la Providence (3). Enfin, lorsqu'il parle des persécutions et des calomnies que les chrétiens ont à subir, il ne manque pas de rappeler que tous les gens de bien, et surtout les philosophes, en ont souffert de pareilles (4).

L'auteur anonyme du petit traité De monarchia appartient aussi au groupe des modérés. Il constate l'universel aveuglement qui tient l'humanité plongée dans les ténèbres de l'idolâtrie. Pour ramener les es-

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