‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 83 sur 257 · Hermias, Irrisio · texte numérisé non relu

Hermias, Irrisio

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phitiiios sur Dieu oLTesseucc dos êtros, eu faisant une place <l'li(»ruieur au scepticisme de Caruéade, aux calculs malhéuiatiques de Pylhagoie, à révolutioniiisnu; d'Epieure. Ce q\ii lui pcrinel de conclure que J:i philosophie est incertaine et iuutile, suivant le mol de saint Paul qu'il citait au début : « La sagesse de ce monde est folie auprès de Dieu ». (/ Cor. m. 19.)

En somme, contradictions des philosophes, leur dépendance par rapport à la Bible : tels sont les deux thèmes fondamentaux de la plupart des A{)ologistes. Le preinier, quoique fondé en raison, n'est pas toujours traité avec assez de profondeur. Le second est sans aucun fondement: c'est un lieu commun que les Apologistes ont recueilli chez les Juifs alexandrins, et les prétendus textes d'auteurs profanes qu'ils accumulent sont la plupart des apocryphes provenant de la même source (1). Par rapport à la pensée grecque, c'est donc la tendance violente qui prévaut chez la masse des Apologistes et qui, par ïertullien, se continuera plus tard dans l'Eglise. Cependant la modération intelligente de saint Justin subsiste dans quelques esprits d'élite, et c'est elle qui, par Clément d'Alexandrie, fondera la philosophie chrétienne.

1. Cf. ScHUERER, Geschichte des jiidischen Volkes, III. p, 420-461.

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