Ibid., II
« La loi divine défend non seulement d'adorer les idoles, mais aussi les éléments, le soleil, la lune et les autres astres. Elle interdit de rendre un culte au ciel ou à la terre, à la mer, aux sources ou aux fleuves; c'est le Dieu unique et v^éritable, créateur de toutes choses, qu'il faut servir d'un cœur pur et d'une âme sincère {Exod. XX, 14; Pror. iv, 25; Isaïe, xlii, 15; xlv, 12; XL, 28; JÉRÉMiE, X, 12V.. On peut voir combien tous les Prophètes s'accordent les uns avec les autres, poussés par un seul et même esprit, à parler de l'empire du Dieu unique, de l'origine du monde et de la création de l'homme... Or, les Prophètes dont nous parlons vécurent chez les Hébreux et furent des hommes sans lettres, des pâtres sans instruction (1). »
Plus loin, il entre dans de nouveaux détails et à la doctrine contradictoire des philosophes il se plaît à opposer la morale pure des Prophètes. Sur le culte de Dieu et les bonnes œuvres, il cite tout le Décalogue; il relè\^ les textes mosaïques ou prophétiques qui recommandent la bienveillance envers les étrangers, le repentir ai>rès les fautes qui attire le pardon divin, la justice et la véritable vertu — il remarcpue ici que « la idoctrine des Prophètes est conforme à celle des Evangiles » — la chasteté, le pardon des injures, la soumission aux pouvoirs légitimes : sur ces trois derniers points, à côté des textes de l'Ancien Testament, il cite aussi les préceptes de l'Evangile et de saint Paul (2).
L'auteur de la Cohortatio ad Graecos exalte également la doctrine des Prophètes.