‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 9 sur 257 · XIV SAINT JUSTIN ET LES APOLOGISTES · texte numérisé non relu

XIV SAINT JUSTIN ET LES APOLOGISTES

Et, tout comme dans les peintures des catacombes, l'uniformité des Apologistes est frappante. Les sujets traités sont toujours les mêmes. Le cadre change, mais non le tableau. C'est chez tous, ou bien peu s'en faut, avec une attitude unique d'esprit, un petit nombre d'idées communes qui peuvent sans trop d'injustice, donner l'illusion d'un système.

Les Apologistes ont d'abord à déblayer. Puisque le christianisme est calomnié, il leur faut commencer par écarter les objections diffamatoires, dissiper les préventions, manifester le christianisme tel qu'il est. La cause qu'ils défendent est impopulaire, et ils ne le dissimulent point; au contraire, ils regardent bien en face les odieuses imputations qu'on articule, et c'est, après tout, à eux seuls que nous devons de les connaître dans leur teneur précise. Minucius Félix a pris la peine de les réunir dans une exposition

ques ou de ces Exhortations dont on peut donner comme type VHortensins de Cicéron. Ils sont nés évidemment des besoins que créait aux chrétiens leur situation dans l'empire, non d'une imitation voulue de cette prédication populaire païenne; mais dès l'origine l'affinité entre les deux genres s'est révélée et les apologistes eux-mêmes en ont eu le sentiment ; il y en a comme le signe dans cette adaptation d'une prosopopée du Clifophon, qui revient, comme une sorte de Ieit-7notiv, dans tous leurs écrits, depuis Justin et Tatien, où on la rencontre pour la première fois, jusqu'à Tertullien où on la rencontrera avec surprise dans' le De pnllio. » Voyez la note de M. Puech sur 'Tatien, XVII {Op. cit., p. 130).

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