‹ Saint Justin et les apologistes du second siècleChapitre 92 sur 257 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Li:s FAISONS DE CROIRE 121

son territoire et dépouillé de ses vases sacrés. Jjimais donc le prophète n'a fait défaut parmi vous... Mais depuis l'avèiieiuent et la mort de Jésus notre Christ, il n'y a pas eu de prophètes dans votre race, et il n'y en a plus ; vous n'avez même plus de roi qui vous soit propre; votre pays est devenu absolument désert et abandonné comme une cabane d'automne dans les vergers {i\ >^

La naissance virginale du Sauveur e.st annoncée par le « sang de la vigne »; mais surtout par roracle d'isaïe relatif à l'Enimanuol (2). Vainement les Juifs s'efforcent-ils d'appliquer cette prophétie au roi Ezéchias : le texte y répugne: car Ezéchias enfant n'a jamais pris <; la puissance de Da.nas ot les dépouilles de Samarie » (Is.ue, vni, 4). Ce détail, au contraire, s'applique très bien à Jésus, qui a remporté ce triomphe lors de l'adoration des Mages {3i. La solennité même du texte indique d'ailleurs qu'il s'agit d'une naissance surnaturelle.

« Si celui dont parle Isa'ïe ne devait pas naître d'une vierge, pourquoi l'Esprit saint s'écrieraitil : « Voici que le Seigneur lui-même vous donnera un signe. .. ? >■ Car si cet enfant devait naître suivant les lois ordinaires comme tous les premiernés, pourquoi Dieu disait-il qu'il allait donner un signe qui ne serait pas commun à tous les premiers-nés'? Ce qui est vrahuent un signe, ce qui devrait être un signe certain pour tout le genre humain, c'est que le premier-né de toutes les

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