Ibid
6. Ibid., 34, 36-37, 52-53, 109-110. Justin trouve aussi dans l'Ancien Testament des types du Sauveur: Josué, le grand prêtre Jésus dont parle Zacharie (in. 1-2), Jacob. Ibid., 90, 113-115, 125, 132 et 138.
et les Actes, et il lui ;i (loiiiié sa forme classique. Plus tard, (jueliiues alléj:;ories trop subtiles ont été élai;uées; mais, dans l'ensemble, les Apologistes subsé- ([uenLs s'inspirent du même inineipe et, en somme, utilisent les mêmes t(>xles : sauf la pro])liétic de Daniel, à peine y peut-on signaler un apport nouveau do quebjue importance.
A ces arguments tirés du [)assé bibli([ue, les Apologistes n'ont pas manqué d'ajouter d'autres considérations fournies pai' les origines et l'état présent du Christianisme. En général, ils n'ont guère songé à mettre en relief, autrement que par des affirmations, l'autorité morale et surnaturelle de la personne de Jésus. Justin fait allusion à la simplicité sublime de sa doctrine ; et pour lui « Jésus, quand il ne serait qu'au honnne ordinaire, mériterait par sa sagesse d'être appelé fils de Dieu (1) ». Les Apologistes ont prêté plus d'attention aux miracles, mais sans en dégager toujours une preuve formelle. Le philosophe Quadratus, dans le seul fragment qu'Eusèbe nous ait conserA^é de son Apologie, parle de miraculés qu'il avait encore pu voir de ses yeux.
« Les œuvres de notre Sauveur étaient toujours, visibles ; car elles étaient véritables : je veux dire les malades gu'il a guéris et les morts qu'il a ressuscites. On put les voir non seulement au jour de leur guérison lou de leur résurrection, mais encore dans la suite, ils étaient toujours là ; et non pas seulement pendant la vie terrestre du Sauveur, mais même après sa mort, ils vécurent