Dialog., 35. Cf. 51 et aussi Apol., I
4. Tertullien, Apologet. 21. Cf. Turmel, op. rit. p. 39-42. On signale encore un passage de Méliton, qîui « indique comment les miracles prouvent la divinité du Christ ». Bulletin de Littérature ecclésiastique, déc. 1905. p. 326.
« Après qu'il eut été crucifié, ses disciples se dispersèrent jusqu'à sa résurrection. Il les convainquit alors que ses souffrances avaient été prédites : ainsi ramenés à la foi, ils se répandirent donc dans le monde entier pour prêcher ces choses. Voilà pourquoi nous sommes fermes dans cette foi et cette doctrine; car notre confiance repose et sur les prophéties et sur ceux que nous voyons dans tout l'univers convertis au nom de ce crucifié (1). »
Deux faits attestent particulièrement ce règne du Christ : la défaite des démons et le courage des martyrs.
« Nous l'appelons notre protecteur et notre rédempteur. Les démons eux-mêmes redoutent la puissance de son nom et aujourd'hui, exorcisés au nom de Jésus-Christ le crucifié..., ils sont aussitôt soumis. Il est donc évident que le Père lui a donné une puissance telle que les démons sont soumis à son nom et au souvenir de sa passion (2). »
L'attitude des chrétiens devant les supplices et la mort était bien faite pour impressionner les païens. Justin en dégage en quelques traits énergiques la valeur probante.
« Personne ne crut Socrate jusqu'à mourir pour sa doctrine... Mais le Christ fut cru non seule-