‹ Saint Justin, philosophe, martyrChapitre 101 sur 106 · I. Il yJpol. MF · texte numérisé non relu

I. Il yJpol. MF

d'un cœur exaspéré par rinjustlce. D'autres s'obstinèrent, malgré tout, à garder le silence sur le mystère des réunions chrétiennes. Jusqu'au triomphe du christianisme on préféra, selon la parole du Maître, ne pas jeter les perles devant les pourceaux. Nous devons à la sincérité de Justin, et plus précisément à sa confiance, naïve si Ton veut, en la force qu'a la vérité sur l'àme humaine, le récit de tout ce qui se passait dans ces assemblées, si simples, si dignes, si austères même, et cependant augustes par l'accomplissement du plus extraordinaire des actes religieux. Car Justin, qui n'avait qu'un mot a dire pour dissiper le malentendu des festins de chair humaine, n'a pas prononcé ce mot. Il a dit au contraire posément que les chrétiens se nourrissaient de la chair et du sang de Jésus-Christ, a la vérité sous les espèces du pain et du vin.

Mais il faut lire cette page sereine, où la vérité se montre telle qu'elle est.

J'emprunte cette longue traduction au très beau livre de M^"^ Batiffol sur l'Eucharistie^ :

(( Quant à nous, après avoir ainsi baptisé celui qui croit et s'est joint à nous, nous le conduisons vers les frères (comme nous les appelons), là où ils sont assemblés : ensemble avec ferveur nous prions pour nous et pour le baptisé, et pour tous les autres qui sont partout, afin d'obtenir d'être trouvés, nous qui avons connu la vérité, gens de bonne vie et fidèles aux préceptes reçus, afin d'o-

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