I. Dialogue... IV
taient bien d'être crus, lorsqu'ils ont glorifié l'Auteur de l'univers, Dieu et Père, et qu'ils ont annoncé le Christ qui vient de lui, son Fils. Cela, les faux prophètes remplis de l'esprit d'erreur et d'impureté ne l'ont pas fait, et ils ne le font pas maintenant; au contraire, ils ont eu l'audace de faire des prodiges pour frapper les hommes de stupeur, et ils glorifient les esprits d'erreur et les démons. Mais avant tout, prie, pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, car personne ne peut voir ni comprendre, si Dieu et son Christ ne lui donnent de comprendre^. »
On a là quelques-unes des grandes lignes immuables de l'apologétique chrétienne, tracées définitivement par le concile du Vatican, lorsqu'il déclare que les miracles et les prophéties sont des signes très certains de la révélation divine. Et lorsque l'Eglise nous invite a les scruter à la lumière de la raison, tant s'en faut qu'elle exclue le recours à la prière ! L'assentiment de la foi n'est point un mouvement aveugle de l'esprit, mais cependant personne ne possède la foi, véritable don de Dieu même quand elle n'est pas animée parla charité, sans cette action de l' Esprit-Saint qui ouvre, comme disait Justin, les portes de la lumière.
Cette préparation secrète de l'âme l'aide à percevoir dans le miracle la vérité qu'il met en relief, et la met en garde contre d'autres séductions, en l'orientant vers le but où le miracle conduit. On aura remarqué qu'aux miracles Justin oppose les