‹ Saint Justin, philosophe, martyrChapitre 31 sur 106 · I. Le Messianisme... p · texte numérisé non relu

I. Le Messianisme... p

comprendre rargumentation de notre controversisle. Il faut essayer, car il s'agit d'une théorie propre à Justin, qui a séduit plus ou moins saint Irénée, Tertullien, Orîgène, saint Hilaire, Théodoret, d'autres encore, quoiqu'elle ait dû succomber sous la désapprobation très réservée de saint Augustin i.

Pour nous, la vraie preuve de la divinité du Christ, c'est son témoignage et le témoignage de ses Apôtres. L'Ancien Testament faisait pressentir ce dogme, mais il n'appartenait pas à la foi d'Israël. II était donc malaisé d'argumenter avec un juif. L'Ancien Testament était comme une protestation perpétuelle de l'unité de Dieu, Créateur et Père. Comment lui faire dire qu'à côté du Père il y avait une autre — nous sommes bien obligés de dire une autre personne — , qui était Dieu comme Lui, qui était avec Lui un seul Dieu?

En cherchant bien, Justin avait découvert toute une série de textes, dont les uns suggéraient une certaine pluralité, comme « Faisons l'homme », et dont les autres suggéraient, plus nettement encore, une dualité. C'étaient ceux où tantôt Dieu parle, et tantôt l'ange de Jéhovah (en grec l'ange du Seigneur) parle en son nom. Le plus célèbre de ces endroits est celui de l'Exode- où l'écrivain sacré nous dit d'abord que l'ange du Seigneur apparut à Moïse dans le buisson. Puis c'est Dieu même qui parle, et c'est si bien Lui, qu'il révèle

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