Exode, ch. in
r)2 SAINT JUSTIN.
son nom sacré, disant : « Je suis le Dieu de ton père... <( Ce sont aussi trois jeunes gens qui apparaissent à Abraham sous le chêne de Mambré, et l'un d'eux est le Seigneur lui-même, que supplie Abraham, tandis que les deux autres continuent leur chemin vers Sodome, et, lorsque la catastrophe s'accomplit, c'est parce que (c le Seigneur fît pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et sur Gomorrhe de la part du Seigneur du cieU ».
C'est ici surtout que Justin triomphe. Voilà bien deux Seigneurs. Celui qui demeure dans le ciel, et cekii qui exécute la sentence.
Et il kii parait que cela est bien, et conforme à la philosophie; car Dieu, celui que nous reconnaissons comme Créateur de toutes choses et comme Père, reste toujours dans les régions supra-célestes, ne s'est fait voir à personne, n'a parlé à personne. Les Juifs le croyaient aussi, et Josèphe, par exemple, nommait les trois jeunes gens de Mambré des anges parlant au nom de Dieu-. C'était encore la solution de Tryphon. Mais pourquoi l'un d'entre eux était-il identifié avec le Seigneur? Pourquoi, quand paraît l'ange du Seigneur, ne tarde-t-il pas h parler comme s'il était le Seigneur Dieu? Il y avait donc un Dieu, autre que Dieu Père et Créateur, qu'on pouvait aussi nommer un ange, et précisément Justin lisait dans la prophétie d'Isaïe en grec que le fds de la Vierge serait nommé l'Ange du grand con-