‹ Saint Justin, philosophe, martyrChapitre 34 sur 106 · Cf. Revue biblique j 1918, p. ui2 ss. : Vange de lahvc · texte numérisé non relu

Cf. Revue biblique j 1918, p. ui2 ss. : Vange de lahvc

ou sous le voile des symboles, la personne du Verbe incarné. Depuis qu'il avait donné sa foi au Christ, disposé à lui donner encore sa vie, il le voyait partout, auprès de Dieu dans la création des êtres, ou conversant avec les patriarches, et c'est sa voix qu'il croyait entendre sous les chênes de Mambré, dans le buisson ardent, et parmi les éclairs du Sinaï. D'ailleurs l'Eglise supplie encore l'Emmanuel qu'elle attend : a O Adonaï, et chef de la maison d'Israël, qui avez apparu à Moïse dans la flamme du buisson, et qui avez donné la loi au Sinaï, venez nous délivrer par la force de votre bras K »

L'Eglise, dans cette antienne, reconnaît dans l'Enfant Jésus le Législateur de l'ancienne Loi, mais comme Dieu, sans affirmer qu'il a paru dès lors comme Fils envoyé par son Père. Et elle le nomme Adonaï, Seigneur, évitant le nom d'ange. Le grand danger de l'interprétation de Justin — nous le constaterons plus loin- — était, en assimilant le Verbe a un Ange, de le mettre dans un rang inférieur à celui du Père.

Le controversiste chrétien a été mieux inspiré en appelant l'attention de Tryphon sur certains textes du Livre des Proverbes qui insinuaient la fécondité intellectuelle de Dieu. Toute l'œuvre de Dieu était une œuvre sage, et la sagesse des hommes venait encore de lui. La sagesse était donc en lui. Or l'écrivain sacré avait développé cette

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