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Christ... dans l'espoir qu'ils pourraient faire passer auprès des honiQies l'histoire du Christ pour une fable semblable aux inventions des poètes l.
A plus forte raison, maintenant que le Christ est venu et qu'ils se savent condamnés, que leur empire croule de toutes parts, leur rage esl-elle à son paroxysme. Ce sont les démons jadis corrupteurs des hommes, qui s'opposent à leur conversion; ce sont eux qui suscitent les persécutions dont les fidèles sont victimes.
Nous possédons maintenant la pensée tout entière de saint Justin sur les obstacles que rencontre le christianisme. Ils sont l'œuvre des démons. Il a pensé que les religions antiques étaient décidément inférieures au niveau moral que la raison humaine avait fait prévaloir en principe. Saint Augustin s'est étonné qu'on osât proférer devant la statue de Bérécynthe, la mère des dieux, des paroles que nul n'oserait prononcer devant sa propre mère, car la nature protesterait contre les suggestions des démons impurs. « Qu'appellerat-on sacrilège, s'écriait-il, si ce sont là des choses sacrées^? » Pendant que les démons refusaient d'arrêter la peste, à moins qu'on n'introduisît à Eome les jeux de la scène, Nasica, pontile, s'y opposait, parce qu'il craignait la peste pour les âmes ^, Le pontife valait donc mieux que ses dieux. C'était déjà le verdict de Justin. Le suffrage d'un Augustin fera réfléchir peut-être ceux qui