II Apol. X, traduction Piiech, même endroit, p
et du Logos séminal (spermaticos), ce dernier n'étant que la participation humaine du premier, par imitation, non par immanence.
Mais il faut avouer que ces termes sont euxmêmes obscurs. Ce n'est qu'après avoir franchi ce tunnel que nous jouirons d'un peu de lumière.
Cette lois encore, voici le texte; il est capital :
<( Je suis chrétien, je m'en fais gloire, je soutiens ma foi de toutes mes forces.
« Ce n'est pas que les enseignements de Platon soient opposés h ceux du Christ, c'est qu'ils ne sont pas tout à fait semblables, non plus que ceux des autres, stoïciens, poètes et écrivains. Car tel d'entre eux a vu selon la partie du Verbe séminal divin ce qui lui était homogène et l'a bien exprimé ; mais comme ils se contredisent eux-mêmes sur des points importants, il est évident qu'ils n'ont pas une science sûre ni une connaissance inattaquable. Ainsi donc tout ce qui se trouve de bien chez tous nous appartient à nous, chrétiens... Car tous les auteurs, grâce à la semence du Verbe qui était innée en eux, ont pu voir confusément la vérité. Autre chose en effet est le germe d'une chose et un objet semblable donné selon une certaine capacité, autre chose cela même qui est donné en participation et en imitation par une faveur qui en émane *. »
Le bon Justin a sûrement voulu faire ici une avance polie à la philosophie stoïcienne, représentée par Marc-Aurèle. Ce Verbe séminal j jouait