‹ Saint Justin, philosophe, martyrChapitre 96 sur 106 · Dial.XXXY · texte numérisé non relu

Dial.XXXY

déshonorer les vrais chrétiens, ils^n'hésitent pas à leur jeter a la tête les pratiques des hérétiques; et cependant ils savent si bien les distinguer que les hérétiques ne sont jamais persécutés^. Nouvelle preuve de la malice des démons qui ont suscité les hérésies et qui protègent leur œuvre au détriment des fidèles de Jésus-Chrîst! Justin a vu là un suprême danger pour l'unité de FEglise, pour sa réputation, et c'est pourquoi il est si résolu à faire les retranchements nécessaires. Si nous possédions encore son Traité contre toutes les hérésies^ nous saurions sans doute plus nettement comment il caractérisait la véritable Église.

Parlant aux Juifs et aux païens, signaler la hiérarchie, c'était la dénoncer. Il devait, surtout avec les païens, employer des termes courants, comme le président, le jour de Saturne, le jour du Soleil. Dans un écrit plus intime, plus ecclésiastique pour ainsi dire, il a dû s'exprimer autrement. Sa controverse contre les hérésies eût achevé de révéler à nos yeux toute son activité d'apologiste. Mais enfin, puisque ce traité est perdu, nous devons chercher dans ses autres ouvrages des indices de son attitude. Ils sont significatifs.

Tout d'abord c'est la règle de foi traditionnelle, opposée aux systèmes nouveaux, datés par le nom de leur auteur : « De même qu'Abraham « a eu foi » en la voix de Dieu, et que a cette foi lui a été imputée à justice », de même nous, nous avons eu foi en la voix de Dieu qui nous a été adressée

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