‹ Saint-Lazare Hôpital-PrisonChapitre 6 sur 15 · NON · texte numérisé non relu

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de 300 livres (1), et elle est transférée aux Halles tout en conservant son nom ; plus tard elle fut remplacée par la foire de Saint-Laurent. Comme autres privilèges, la maladrerie était exempte du droit de prise et possédait deux bourgeois exempts d’impositions. Elle était également protégée par les Papes, et enfin de nombreuses donations particulières venaient encore l’enrichir.

Ainsi la maladrerie de Saint-Lazare de Paris devient une des plus puissantes maisons de ce genre. Elle n’est pas placée sous l'autorité royale, mais sous la dépendance épiscopale et c’est l’évêque Fouques de Chanac qui, en 1348, lui donne ses statuts. À cette époque, les frères de Saint-Lazare sont seigneurs haut-justiciers et possèdent, en outre, la juridiction ecclésiastique sur le village de La Villette, Ne sont admis que les lépreux nés à Paris, et dont les parents sont également originaires de Paris. Exception est faite cependant, en vertu d'un contrat spécial, en faveur des religieux lépreux de l’abbaye de Sainte-Geneviève et en faveur aussi des talmeliers ou boulangers de Paris, leurs femmes, leurs enfants et leurs serviteurs ; pour ces derniers ce privilège provenait de ce que, pendant une année de disette, les boulangers avaient pris l’engagement de donner à perpétuité un denier par semaine à Saint-Lazare, rente qui fut par la suite convertie en une prestation en nature ; les boulangers respectèrent d’ailleurs fidèlement leur convention. Les malades que l’on reçoit à Saint-Lazare sont de deux sortes : les pauvres y sont

1. Cette rente fut payée jusqu’au xv® siècle, époque à laquelle les guerres qui avaient épuisé le Trésor en amenèrent la suspen-

sion,

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