‹ Saint Louis et Alfonse de PoitiersChapitre 74 sur 82 · VENAISSIN · texte numérisé non relu

VENAISSIN

Frères Mineurs de l'Isle, 100 s.; — Frères ermites de Saint-Jean-Baptiste d'Avignon, 60 s.; — Frères Mineurs d'Avignon, 15 1.; — Frères Prêcheurs d'Avignon, 10 1.

Ces listes prouvent qu'Alfonse encourageait beaucoup les mendiants et autres ordres établis au treizième siècle : il aida à fonder un grand nombre de maisons religieuses et se plaisait à leur conférer ses bienfaits. C'est ainsi qu'en 1251 il donna aux Frères Mineurs de Monlauban un jardin contigu à leur maison, qu'il acheta à l'abbé de la ville '. En 1261 , il donna aux Franciscains de Toulouse une rente annuelle de 10 livres toulousaines ', et pareille rente aux Dominicaines du monastère deProuille\ En 1267, il distribua 60 livres tournois aux Filles-Dieu de la Rochelle pour les aider à construire leur maison^; il assista les frères du Mont-Carmel qui voulaient s'établir dans celte même ville ^. En 1268, il aumôna 100 sous de rente aux frères de la Trinité de Toulouse''. L'année suivante, il fit don aux frères de la Pénitence de Jésus-Christ à Poitiers d'un arpent de bois dans la forêt de Montreuil pour leur faciliter l'édification d'un oratoire et de leur logis^

1 1269. Reg. B, foL 51 v».

3 Rog. G, Toi. 4 ro. Lettre du jeudi après l'octave de la Pentecôte 1251.

s Mars 1260, Paris. Ibidem, fol. 6 r».

* Juin 1261. Kogent-rËrembert. Ibid., fol. 7 v^».

^ Jeudi avant les Rogations 1267, Moissac. Reg. A, fol. 23.

* Mardi après la Pentecôte 1267. Ordre de rechercher s*il n*y a pas à ^ Rochelle un emplacement que le comte puisse donner pour bâtir une i aux Frères du Mont-Carmel. Reg. A, fol. 24.

7 Décembre 1268. Reg. C , fol. 10 r<».

s Mardi avant la Saint-Jean 1269. Reg. B, foj. 5 r<*.

Il fit plus, il fit construire et dota richement, de concert avec Jeanne de Toulouse , une abbaye près de Corbeil , à Jarcy, pour y recevoir quarante religieuses. Un ancien inventaire nous apprend qu'il fonda cinq cents chapelles '.

Malgré sa piété, il ne permettait pas que l'on couvrit du manteau de la religion des intrigues politiques. C'est ainsi qu'il fit dissoudre des confréries soi-disant religieuses, qui étaient de vraies sociétés secrètes où les Méridionaux mécontents se donnaient rendez-vous, s'encourageaient dans leur sourde résistance, et se préparaient à profiter des événements pour secouer le joug français. Ces confréries avaient des ramifications dans l'Aragon^ : il les fit défendre par le légat, et en 1270 le conseil de régence ordonna de dissoudre celles qui existaient et défendit d'en établir de nouvelles '.

Les mœurs violentes du clergé donnaient de temps à autre au pouvoir laïque le droit d'intervenir, principalement dans le Midi, où les évéques et les abbés, appartenant la plupart à des familles nobles, étaient turbulents et causèrent plus d'un scandale. C'étaient surtout des prélats belliqueux qui aimaient à se faire justice et ne reculaient pas devant une expédition militaire pour exercer leur vengeance; mais ils eurent affaire à forte partie. Us

1 ■ Liltero v^ capellaniarum inslilularam a domino comité i . Trésor des Charles, J. 190, n» 166.

' Lettre d'Alfonse au sénéehtl de Touloase , pour surveiller le roi d'Aragon qui venait faire un pèlerinage au Garmel de Toulouse. 1265. Champollion. Extraits des manuscrits, I. I*', p. 650.

3 ( Item collegia iliicita que non sunt a juris principe concessa rcprobaotnr, et precipue confralrie in partibus Tolosanis a legato Sedis Apostolice probibile. Volumus et mandarous quod jam faclc confratrie sint solvende et prohibcnde, ne de cetero nove fiant, prescrtim cum in jam factis dicantur iUicita pacta apposila fuisse, que vergunt et vergcre possunt in magnum prejudicinm domini comilis et subditorum suornm. i ^ Recueil de fAcO" demie de iégisiation de Toulouse, t. IX, p. 324.

470 UVRE aNQUIÉME. — RAPPORTS AVEC LES TROIS ORDRES.

se couvrirent en vain des immunités de l'Eglise; Alfonse était assez connu par son catholicisme pour être autorisé à frapper en eux , non le prêtre y mais le perturbateur de la paix publique y et les ramener sous l'empire du droit commun.

L'évêque de Rodez Vivien , ancien Dominicain , attira plus d'une fois par sa conduite l'attention du comte ; une requête adressée vers 1260 par le chef d'une des plus nobles familles de Rouergue^Gui de Séverac, fera eon* naître les nombreux griefs que Ton croyait avoir contre Vivien. Ces griefs sont de deux sortes; les uns sont impu« tables au seigneur féodal, les autres au prélat. La liste en est longue. Il donne asile à des malfaiteurs ; il se crée de beaux revenus en frappant avant de les absoudre, d'un impôt de 12 deniers, tous ceux qu'il a excommuniés, et le nombre en est grand, car il excommunie à tort et à travers. Il commet des exactions sur lés prêtres en leur faisant payer en argent les procurations qu'ils doivent en nature; et quand les prêtres refusent, il jette l'interdit sur leurs paroissiens, interdit qu'il ne lève que dans des cas spéciaux et moyennant finance. Au mépris des règlements, il dispense, pour de l'argent, les hérétiques des peines qu'ils ont encourues. Il a poursuivi de maison en maison, jusque dans une église, jusque dans la maison du requérant, un bourgeois qui n'était pas son justiciable; et ce n'est pas le seul homme du comte sur lequel il a porté des mains violentes : il a emprisonné des vassaux d' Alfonse. Il rapine avec sa chancellerie : pour les lettres que ses prédécesseurs faisaient payer 3 deniers, il exige 6 deniers. Il excommunie les paysans qui, suivant un ancien usage , déposent leurs récoltes et leurs bardes dans les églises en temps de trouble. Il a jeté l'anathème sar ceux qui vont se fixer dans la bastide de Villefranche, nou-

vellement fondée par le comte. 11 interdit à de pauvres chapelains qui n'ont pas de bénéfices y de chanter messe ponr les trépassés, sans acheter une permission qui doit être renouvelée deux fois Tan. Mais il convient de mettre ce curieux tableau de mœurs sous les yeux du lecteur dans sa forme originale '.

tt Je Guiz, sires de Seveirac, faz saver à vos, sire coms de Poitou et de Tolose, que Veviains, eveques de Rodeis, grève vos chavaliers e vos homes de Tavechié de Rodeis^ emout de maneires.

Premieirament, je vos faz saver que il, e si orne, ount teceutz e recetiez en sas viles et en ses chateus, e'et à gaver à Sales de Curain , à la vila de Capel e en la cité de Rodeis, larrons, murtriers e meteors de fuous, c'et à saver Pierre de Vissosas, e Guilleume d'Anglars e son fiuz, e G. de Sarget, e D. de Sarget, e Mathes, liquiel ount arsa e roubée la terre que je tieing de vos. E quan li davant dit larron avoent ce fet, repairoent en las viles e es chasteus de Tavesque de Rodeis, e estoient receu, e pau et couchié et levé, et ce ont confessié e recousu li davant dit larron, et est prové par l'enqueste que vos baillis en ount fête ; et tôt ce a etié fet en tems de peis.

Après , sire , je vos faz saver que quant li uns des davant diz meteors de fuou, qui estet excomeniez fu morz desconfés , e la pouvre gens cui avet robié e lors maisons arses, defendoient, segon la coutume de la terre, que il ne fut enfoiz en terra sacreie , ne que l'en ne li feit nule dreiture de sainte Eglise, tant que il fuissent seur que l'en lor feit droit por lo mort; li evesques manda au chapellai de la Panose, en cui parroihe il estoit, sur poine

^ Cette pièce t ëlé publiée par Dom Vaissete , mais avec beaucoup de fautes. Notre teste est établi sur l*original conservé au Trésor des Charles. J. 314, n» 69.

472 UVRE aXQUIÈllE. — R.<IPPORTS AVEC LES TROIS ORDRES.

des ordres et de son bénéfice , que il Fenfoit , et li cfaapellais Tenfoi par lo mandament l'avesque, en graot escandre de moût de gens, quaronquas mays no fo fait.

Après, sire, je vos faz saver que , puis trois ans o quatre enza, il a mise e establi une novelle coutume, que unques meis ne fu en Roergue, que tolz bom que chiet en escomeniament de li o de son officiai, paie xu. sols de tomeis, avant qui set asous. Et sachietz, sire, que il li vaut assez, quar il en escominie mai, o à tort oà droit; e sire , de ce est grans escandres entre nos lais , quar nos ne Tavions pas acoustumé.

Après, sire, je vos £giz saver, que come il contra la coutume des auires avesques de Rodeis que ount estié davant lui, qui ausi prodome, com il est, tôt non fuissent-il de religion, prent et lieve sas procurations en deniers; e quant li preveire ne li volent sa procuration payer en deniers e à sa volenté, o il ne poent, que ave souvent, il entredit les lous; e quant avent que auqus des parrochiais mort, o vont prendre famé, o auqune famé reliève d'enfant e vont oîr messe, il les coveint aller à Rodeis demandier congié à lui o à so officiai ; e avant que il puisse avor cogié , il les covient reembre. E lors il mande au chapellai dou lou , o à auqu de ses vezis que enfoisse le cors , o que fasse las sposailles, e quant ce es fet il tome Taglise entredit et autiel cove feire lendemai à un autre, e eisi si rôube vos homs et voutre terra.

Après, sire, je voz fas saver que cum vos à Riom, aveque les prelaz et les baros de la comté de Tolosè , ordenasez e establites que des hereges l'en ne preit reemson, mas que l'en lor feit fere le péneence qoe'l en devret, selon droit , li avesque de Rodeis a prises et levées reenzons des hereges qui estoient voutre home, et de voutre terre, plus de l. milia sols; dont, sire, sachiez que cil

hereges que il a fez einsi reembre , son peor que d'avant n'estoient, e prisent moins Dieu et sainta Église et nostre foi que davant. Et maint qui n'estoient pas mescreenl en sont endevenu mescreant par la desléauté que ont veue.

Après , sire , je vos faz saver^ sens cause reinable , et contra les establisemens de la pais de Roergu« li aveqnes en sa propra persona asailli en voulre terra y c'et à saver el bore de Rodeis, que li coms de Rodeis tien de vos, o clers et o lais de sa mainée et d'autres que il amena avecque soi, un borgeis de Ameillau , vaillant home e sage de treit qui a nom Durant de Valleilas, et le i^hace il e sa compaingnie à armes , de maison en maison doc en la glise del bore de Rodeis ; et li aveques de sa mai propra feri et depesa les las portes et les uis dou moutier, quar il ne li sofizet pas que li autre le feisent , se il n'ou feit de sa mai , et covint que li borjois s'en foit dou moutier quan li buis dou moutier furent brisié, et se guéri en la maison du voulre chavalier, où li dilz avesques le cuda prendre e Tant pris, se voutre home ne Fausent défendu ; e quan ne pot avor ledit borjois, il le rouba en voutre vile de son chaval e de ses chouses.

Après, sire , je vos faz saver que li davandilz avesques feri de sa mai propra un voutre home de la Gleiola du batto en la teste, e l'ensenglenta e le atorna malament, porceque li hom li demandet ses deniers que li dilz avesques li devet.

Après, sire, je vos faz saver que li dit aveques prit un gentilhome qui tien fieu de vos , c'et à saver Rostainh de Antraigues, e le tient en sa prison tant con il li plut, ne à la requête de voutre baille il nou vont rendre.

Après, sire, un autre damoisel d'en Bernard d'Arpajon, por ce que il por son droit apellet, il le prit e mis en sa prison tan cum il li plut; ne unques au davant dit

Rostain ne à cetui qui tenoient vostre clam et se clamoien por vos votre clains ne lor tient.

Après, sire, je vos faz saver que cil de son ostiel et de sa propra maineie asaillirent les homes de Laisac qui sont vontre e notre homs e en navrèrent auquns.

Après, sire, H escorchamens et la roubarie de sa cort es si grans que ne pareil, quar las letras que l'en soot aver de ces ancessors por très deniers costent vi. deniers, xn., et celas que l'en sont aver por vi. deniers et por xn. costent V. sols , x. sols.

Après, sire, sachiez que li aveques de Rodes a fête une exaction novelle à vos homes por tote Tavesché de Rodeis, quar cum en la dite aveché soient moût de viles et de chasteus o il n'a fortalisces for que las églises, et la bona gens ou tems de guerra ausent lor arches où il metoient lor blié et lor roube en les dites églises, li avesques a comandé que l'en giète fors des églises les arches et escomenia cens qui les arches sont, si nés en gitent; et la bone gens qui ount pouvres maisons e petites nés ount o mettre, e vount à l'aveque e rement soi por ce que il lor leit demorer les arches es esglises, et de cens que sont por ce escomenié, dom il i a moult, lev xn. sols de tomeis; et de ce, sire , levé chascu an grant avor.

Après, sire, je vos faz saver que cum vos gens feisent une vile novelle que a num Vile-Franche, e voutre terra domine prez de Najac, e moût de se eberjacent e preissent places por feire maisons, li aveques escomenia les habitans de celui lou, e maudit le lou e les habitans, don moût gens se trairent areires , e s'en alerent , nins de cens qui avoient lor mesons fêtes, don vos avez moût grant damage.

Après, sire, je vos faz saver que, cum en l'aveehié

de Rodes soient moat ^e pouvres chapellais qui n'ount point de rende, qui solient chantier messas e feire lo servise Noutre Seingnor por nos peires et por nos meires , li aYesques a comandé en son sene que nuls chapellais , se n'a bénéfice, ne puisse chantier sens ses lettres; las qui les coveint renouvelier u foiz l'an, e lor si les covient achatier x sols, xx sols, xxx sols, xl sols, l sols; et eisinc moût de chapellais pouvre, qui n'ont de quoi reembre las letres, laissent à chantier e feire lor servise; don nos et nostre ami qui sunt trespasié de cet siècle avoum moût grant damage. »

En 1259, l'abbé de la riche abbaye de Conques eut des démêlés avec son évéque , et les choses en vinrent à ce point que des deux côtés on enrôla des chevaliers et des^ sergents , et l'on se livra à une guerre ouverte : il y eut bataille. Le sénéchal intervint, les coupables furent cités en justice; ils reconnurent leur (ort et payèrent une grosse amende \

En 1262, l'abbé de Moissac fit attaquer par une bande d'hommes armés l'évéque de Cahors, alors en tournée épîscopale; l'évéque fut maltraité, ainsi que deux de ses archidiacres, qui furent même retenus prisonniers. Ce qui aggravait le fait, c'est que le prélat était placé sous la sauvegarde du Roi et accompagné d'un sergent royal, dont la

*• Lettre d'AlfoDse an sénéchal de Rooergae : cGum illi qui ex parte abbatit de Gonchis , qni fueront in calvacata scn conflicta armorum habito inter ipsum abbatem, ex nna parte, et venerabilem patrem Ruthcnensem , ex altéra, per composicionem super hoc faclam , que quidem composicio nobis placet , racione dicte calvacate sen cooflictus, teneantur nobis in ducentis libris Tnronensibus solvendis nobis in hune modum , videlicet ad festum Omnium Sanctorum anno Domini u** cc<> lx™* secundo proximo preteritum centum libres , ad Candelosam proximo venturam quinquaginta libras , et ad Ascensionem Domini proximo sequentcm dictam Gmdelosam quinquaginta libras, vobis mandamus, etc. t Trésor des Chartes, J. 307, n» 55, fol. 11 r^.

476 LIVRE CIXfQUIÈME. ~ RAPPORTS AVEC LES TROIS ORDRES.

personne ne fut pas respectée. A la télo des assaillants se trouvaient les deux frères de Tabbé de Moissac, de la noble famille de Montdenard '. Cet attentat couronnait une série de méfaits dont Tévêque de Cahors et ses vassaux étaient victimes : des prêtres avaient été tués^ des villages brûlés, des campagnes ravagées^. L'évéque se plaignit à saint Louis, qui ordonna une enquête. Alfonse, de son côté,

< ( Ex parte venerabilis patrîs episcopi Calurcensis nobis exstilît conqucrendo monstratum qnod, cum idem episcopus nuper ad villam noBtram de Moyssiaco veniret ibidem visitatnrus et predicaturus verbum Dei, licut per suas lifteras intellexirous, quidam moiiacbi abbacic ejusdem ville et Armandus de Monlelanart et Sycardus fratres abbatis de Moyssiaco, ex parte ipsius abbatit, at dicitar, cum armis, et multi alii laici armati timiliter eidem episcopo et familie sue mullas injurias et dampna non modîca, et etiam cuidam scrvienti karissimi domini et fratris nostri Régis, contra justitiam intulerunt, prefatum episcopum, prout asseritur, et ipsius familiam necnon et servientem Régis attrocitcr verberando, ac eorarodem aliquos multrando. Bona etiam dicti episcopi et servicntis dicti domini Régis , ut dicitor, rapuerunt, ac predicli servientis somarium occiderunt. Quare vobis mandamus quatinus de omnibus laîcis qui présentes fuerunt in istis malcficiis perpetrandis de nostra juridictione existentibus diligenter inquiratis , et ab illis quos calpabiles inveneritis faciatis dicto episcopo et servienti dicti domini Régis taliter emendari , de consilio dilectorum et ûdelium nostrorum magîstri Radulfi de Gouessia, thesaurarii Pictavensis, magistri Odonis de Montonnena et Poncii Astoaldi et aliorum fide dignorom, quod dicti episcopus et serviens domini Régis inde se tcuere debeant pro pagatis ; et ab eisdcm , secundum quanlitatem delicti , emendas nostras similiter sine dilatione judicari et levari faciatis, et hoc nullatenus dimittatis. Ceterum vobis mandamus ut quedam alia gravamioa que prefato episcopo illata fuerunt per subditos nostros, postcpiam a nobis recessit, sicut intelleximus, faciatis eidem episcopo similiter plenarie emendari, ita quod super predictis ulterins non oporteat querimoniam nos audire , et erga dictum episcopum et suos vos curialiter habeatis, nec eumdem ab aliquibus de nostra juridictione et vestra senescalcia existentibus permittatis indebite molestari. Quod si facere nolaeritis, sciatis quod nobis displicebit. Quod autem super premissis factum fuerit per dictum thesaurarium in scriptis nos reddalis certiores. Gravamina autem dicto episcopo illata, vobis transmittimus presentibus interclusa. « — Trésor des Chartes, J. 307, n<* 55. Lettre 28«, au sénéchal d^Agenais. ^ Lettre d'Alfonse au même, datée de la. veille de Noël 1262. Ibidem.

tout en promettant justice y croyait avoir à se plaindre de l'évéque '. Le Roi ne laissa pas languir l'affaire. Dès le 1^ janvier 1263 il ordonnait à son frère d'enjoindre à son sénéchal d'Agenais de faire comparaître les témoins^ qui seraient désignés par Robert de Briqueville et Nicolas de Vemeuily désignés pour faire une enquête sur les violences commises contre l'évéque de Cabors^ Alfonse s'empressa d'exécuter cet ordre *.

L'enquête terminée, le Roi fit à son frère la gracieuseté de ne pas la faire juger par le Parlement, il le chargea de faire arrêter les individus que l'instruction avait fait connaître coupables ou suspects \ Il finit par lui envoyer la liste des prévenus, avec ordre de les punir ^ Il insista surtout pour qu'on châtiât Armand de Montdenard, chef de l'entreprise ; il désirait même qu'on le bannit et qu'on le dégradât de la chevalerie , si toutefois la coutume du pays le permettait, car il respectait avant tout les coutumes, même lorsqu'elles lui semblaient défectueuses ^ Tout se termina par de l'argent, ainsi que cela était alors la coutume pour les puissants. Armand de Montdenard composa, donna une forte somme, et

^ Lettre d* Alfonse à Tévéque de Cahors : t Paternilatem vestram rogtniet quatinns si vos, sea officitles vestri, tliqua gravamina sea aliquas novitales senescallo sea hominibus nostris irrogaverilis, faciatis, si pUcet, gentibusaostris, ut condecet, eroendari , ita quod nos non habeamus de vobis justam materiam conqnerendi et erga gentes nostras et homines nostros vos bénigne et cnrialiter habeatis. 9 — Ibid,, foL 5 v*.

* Lettre de saint Loais à Alfonse, jour de l'Epiphanie 1262. Bibl. imp. no 10918, fol. 16 ro.

' Lettre d' Alfonse à saint Louis, mardi après rÉpiphanie. Ibid,

4 Lettre de saint Louis à Alfonse. Paris, vendredi après la Saint-Barnabé 1264, Bibl. imp., n» 10018, fol. 17 r».

^ Lettre de saiut Louis à Alfonse. Mercredi après le deuxième dimanche de Carême. Ibid., fol. 24 v».

0 LeUre de saint Louis à Alfonse. Mercredi après Remmiieere 1263-1264. Ib'd., fol. 24 v«.

en 1266 saint Louis ordonna de lui rendre ses biens qui avaient été mis sous séquestre ' .

L'évéque d'Albi et Tabbé de Gaillac demandèrent aussi au sort des armes la décision de leurs différends : ils requirent l'aide de leurs vassaux et de leurs amis, et firent l'un contre l'autre une chevauchée; en d'autres termes, ils se donnèrent le plaisir d'une guerre privée, mais ils furent poursuivis, cités à comparaître eux et leurs complices devant des commissaires nommés par Alfonse, et durent financer pour obtenir leur pardon ^

L'évéque d'Albi et celui de Rodez suivirent cet exemple et se firent la guerre.

L'archevêque de Narbonne tint une conduite encore moins chrétienne; il convoqua en 1263 son suffragant l'évéque de Toulouse à un concile provincial à Bézlers; l'évéque se rendait à cette invitation lorsqu'il fut attaqué sur la route par le bayle , le juge et les hommes de l'archevêque, arrêté et maltraité'.

< Lettre do samedi après la Madeleine 11(66, n» 10918, fol. ^t r«.

8 Trésor des Chartes, J. 318, n*^» 77 el 80.

3 t Excellenlissimo el karissimo domino ac fralri suo , Ludovico Dei grmtia Francorum Régi illustri , Alfonsus filius Régis FraDcie cornes Piclavie et Tholose , salutem et cum fratcrna dilectionc paratam ad beneplacita volnntatem. Veniensad nos veoerabilis in Gbristo paterR. Dei gratia episcopasTholosanna nobis dédit intelligi quod, cum nuper a venerabile pâtre arcbiepiscopo \arbonensi esset ad provinciale concilium apad Bitterim personaliter evocatus, et in itinere processisset, bajulus et judex ac homines dicti archiepiscopi in strata publica in dictum episcopum cum armis hostiliter irmerant, peraonam ipsius arrestando, res et bona soa violenter capiendo et multas alias injurias sibi, ut asserit idem episcopus, inferendo. Cum vero personam dicti episcopi affectione diligamus speciali , et tam énorme factum contra eumdem perperatum nobis debeat displicere. Exceilentiam vestram attencius duximus eiorandam qnatinus dictas injurias dicto episcopo iilatas vobis placeat taliter facere emendari quod ad bonorem Dei et vestrum cedere debeat et episcopi memorati. Datum apud Longum Pontem die veneris post festom beati Martini bycmalis. « — Lettre sans date d'année , mais transcrite après une lettre do jeudi avant la Toussaint 1263. ^ Bibl. imp., u» 10918, fol. 17 v«.

Cet évéque Je Toulouse était Raymond de Falgar^ d'une ancienne famille toulousaine; il appartenait à l'ordre de Saint-Dominique et eut une vie agitée. Peu avant son aventure avec l'archevêque de Narbonne^ il avait eu des démêlés avec le prévôt de l'église de Toulouse , Bernard de l'lle4ourdain y qui lui succéda à l'épiscopat. Il parait que la querelle entre l'évêque et le prévôt prit des proportions inquiétantes et menaça de dégénérer en guerre ouverte y car Alfonse ordonna au sénéchal de Toulouse de veiller à ce qu'on n'eût pas recours à la force et de punir ceux qui avaient déjà fait appel aux armes '.

C'était un rude homme que Raymond de Falgar^ qui ne transigeait pas avec ce qu'il regardait comme son droit ou son devoir, et ne se contentait pas des armes spirituelles pour frapper ses ennemis. L'abbé du Mas-Grenier lui déplut, peut-être avec raison; on l'ignore. Le prélat l'avertit; l'abbé ne tint pas compte de ces avertissements; l'évêque n'hésita pas : il demanda l'aide du sénéchal et de plu* sieurs nobles, mit le siège devant l'abbaye, la prit de force et déposa l'abbé pour en mettre un autre de sa main. Le procédé était vif, d'autant plus que les vainqueurs avaient pillé. L'abbé se plaignit; Alfonse nomma des commissaires qui condamnèrent le sénéchal à restituer les dom-

1 « Aiïonsus dilecto et fideli suo sencscallo Tbolosano salutem et dilectionem. Coin, sicut intelligi nobis datur, inter venerabilem patrcm episcopom Tbolosanam et dilectam nottrum B. propositum Tholosanum orla ait dissenaio, quod nobis dispUcetf cum multa dampna hominibus terre noatre posaint exinde provenire , maiidainus vobis quatinus per potenciam laïcalem non permiltatis ab alterutro inferri molcstiam vel gravameu. Et si qui laïci nostri aubditi contra statata pacis per terram nostram arma tulemnt , faciatis emendas judicari et judicatas ab eisdem exigi et levari. Guram adbibenles et operam eCBcacem , vocatis vobiscum magistro Odone de Montonneria et domino Poncio Astoaldi ad hoc ut pax reformari valeat inter episcopum et prepoaitum supradictos» i ^^ Trésor des Chartes, J. 307, n" 55, pièce 41.

mages, évalués à mille livres toulousaines, et réservèrent au comle de le punir personnellement ^

Raymond de Falgar finit par s'attirer de si puissantes inimitiés qu'il fut dénoncé au pape. On l'accusait de négligence dans l'exercice de ses saintes fonctions, de débauche et de meurtre. Urbain IV trouva l'accusation assez sérieuse pour charger l'archevêque de Narbonne, l'évéque de Maguelone et le prieur des Bénédictins de Nérac de faire une enquête. Les commissaires se rendirent à Toulouse et citèrent l'éyêque , qui refusa de comparaître, appela au pape et partit pour Rome. Us entamèrent leur procédure en son absence et prétendirent lever sur les biens de l'évêché les sommes nécessaires à leur entretien. Le sénéchal et le viguier refusèrent de laissera leur disposition les biens de l'absent. Les commissaires écrivirent au pape, qui pria Alfonse de satisfaire à leur vœu; mais Alfonse, à qui tout cela déplaisait, ordonna au sénéchal de consulter sur ce point des personnes compétentes et au courant de l'afiaire. Le sénéchal réunit Bernard Saisset, chancelier de l'évéque de Toulouse, le vicaire général, l'offîcial et le promoteur, qui furent d'avis de refuser aux commissaires toute provision pécuniaire , attendu que le prélat avait récusé leur compétence et appelé au Saint-Siège. Le sénéchal se conforma à cet avis, et, pour se mettre à l'abri de l'excommunication, interjeta appel en cour de Rome ^. Il était encouragé dans cette résistance par l'opinion publique , qui s'était prononcée en faveur de Raymond de Falgar; les commissaires furent même souvent exposés à des dangers. Un jour une troupe d'hommes armés, conduite par Béraud d'Anduse, cousin

1 Archives de l'abbaye da Mas-Greoier, dans Vaissete, t. VI, p. 120. ^ Procès original, Trésor des chartes, J. 313, n** 72.

de la comtesse Jeanne , envahit le cloître de Saint-Etienne ou ils logeaient et voulurent forcer les portes, mais ils furent repoussés. Un malheureux palefrenier de l'archevêque de Narbonne qu'ils rencontrèrent revenant d'abreuver des chevaux , devint l'objet de leur fureur et fut assommé'. Le sénéchal, le viguier, les consuls de Toulouse étaient tous favorables à l'évéque, qui obtint de^ Clément IV la levée de l'excommunication lancée contre lui (1265).

Peu de temps après, Raymond fut excommunié de nonveau par l'archevêque de Narbonne. Il retourna chercher une seconde absolution à Rome, mais la procédure continua contre lui : elle durait encore à la fin de l'année 1266, se traînant dans d'interminables longueurs. Les commissaires montraient une grande malveillance, et l'accusé obtint comme une grâce du pape de pouvoir faire entendre autant de témoins à décharge qu'on en avait produit contre lui. Il parait que tout finit bien pour Raymond de Falgar, car, au mois d'octobre 1267, on le trouve en possession de l'autorité épiscopale , dont il jouit paisible* ment jusqu'à sa mort, arrivée le 19 octobre 1270.

On pourrait citer bien d'autres exemples d'actes de violence commis par des membres du clergé, surtout des religieux^. Mais si les ecclésiastiques, au milieu d'une société grossière et brutale, n'échappaient pas toujours à la contagion de l'exemple, souvent à des traditions de famille,

1 Leitre en date du 24 avril [1264]. J. 329« n» 15.

^ Mandement itératif d*A. au prieur de GrandmoDt de faire cesser les violences dont le correcteur de la maison de Vaillolc se rendait coupable envers GeofTroi de Losignan. 23 Juin 1267. Reg. A, fol. 2 r®. — Lettre d'Alfonse à Vévéque de Poitiers au sujet des violences commises par Tabbé de Quinçay contre des officiers du comte qui avaient arrêté des gens qui ne voulaient pas acquitter des droits de péage. Jeudi après la translation de saint Benoit. Ibtd., fol. 3 v«».

48t LIVRE GIXQLIÈIIE. — RAPPORTS AVEC LES TROIS ORDRES.

et cherchaient à se faire justice eux-mêmes , il est juste de reconnaître que c'était Fexception et qu'ils étaient fréquemment les victimes de violences : il serait trop long de rapporter tous les faits de ce genre que nous avons rencontrés. En 1254, Alfonse fut obligé d'ordonner au sénéchal de Toulouse de protéger l'évéque et le chapitre de Conserans'. En 12G2, le comte de la Marche expulsa violemment Thomas , archidiacre d'Angouléme, et ses agents de ses habitations , maltraita ses amis et les tint en prison. Il fallut pour obtenir réparation l'intervention du pape et du comte de Poitiers ^ En 1269, l'abbé de Marmoutier fut attaqué à la Roche-sur-Yon par des sergents du comte de Poitiers et jeté à bas de son palefroi, qui lui fut enlevé \ La même année, l'abbé de Saint-Severin se plaignit de ce que des fils d'iniquité , oublieux de leur salut, armés et en grand nombre, avaient envahi le cloître, le dortoir, la chambre de l'abbé et d'autres pièces, blessé le prieur claustral, le célerier et plusieurs frères, brisé un grand cofire et une armoire, et enlevé des prisons de l'abbaye Geofiroi de Garraude, qui y était détenu pour ses démérites. Ils n'avaient pas borné là leurs méfaits, ils

< Lettre du mois de mai 1254. Reg. C, fol. 5 r°.

3 Lettre d'A. au comte de la Marche : c Gum vos magistrum Thomam, archidiaconum Engolismensem, et nuncios suos, de domibus archidiaconatos sni, per vos et vesiros expuleritis violenter, sicut per litteram domini pape quam super hoc nobis misit intelleximus y ac amicis ipsius et coadjutoribus suis occasiooe hujusmodi multipliées injurias irrogaveritis, ipsos in carcere contra justiciam, ut dicitur, detinendo, quod nobis displicet, si sit veraro, vobis mandamus et vos rogamus, qnatinus, si ita est, dictum negociom faciatis taliter emendari quod propter defectum vestrum super dicte negocio aliud consilium apponere non cogamur, vel nobis rescribatis causam qnare hoc faccre non debetis. Quod nisi fcceritis, nobis displicebit. > -^ J. 307, n<> SU, pièce 68.

3 I^ettre d*A. au sën. de Poitou. Dimanche veille de la Sainl-Jean 1M9. Ordre do punir Icr coupables. Reg. B, fol. 5 r®.

avaient emmené le chariot de l'abbé et un cheval ^ détruit pendant la nuit les fossés qui servaient de clôture aux champs et aux vignes du couvent, pénétré deux fois, également pendant la nuit, dans un prieuré dépendant de l'abbaye, tué le palefroi du prieur, blessé un autre cheval et enlevé des gerbes de blé ^ Nous citerons les habitants de la bastide des Dunes envahissant une grange de l'abbaye de Belleperche, battant les moines et enlevant des bestiaux ^

Un évéque de Rodez, autre que Vivien, obtint d'Alfonse l'autorisation de porter des armes lui et sa suite pour leur sûreté personnelle '.

En 1251 , l'abbé de Thiers en Auvergne avait tellement à se plaindre des seigneurs de Thiers qui Topprimaient, qu'il abandonna la moitié des droits de son abbaye à Alfonse à titre de pariage, afin de trouver une protection efficace \

1 Lettre d'A. au sén. de Poitou. Samedi après Lœtare Jerusaletn 1268- 1169. Reg. A, fol. 107 vo.

2 Lettre d*A. au scn. d'Agenais. Jeudi avant la Saint-Jean 1269, J. 319, H* 5, fol. 111. — Voyez aussi une lettre du mardi veille de la Saînt-Barthé- Jeiny 1267 an sën. de Poitou , au sujet de l'abbé de Tlle-Dieu , exposé aux violences d*nn feudataire non nommé. Reg. A, fol. 6 i^.

^ Mandement au sén. de Rouergue : c Mandamus vobis quatinus venerabili patri episcopo Rutbenensi et suis per terraro suam arma defîierre , ad toicionem et deflensionem proprii corporis et suorum , permitlalis , nec ad emendam ipsum vel suos propter hoc compellatis, dum tamen vobis constet qood in elusionem statuti arma non defterant vel in fraudem. Datum apud LoDgum Pontem die dominica in festo Resurrectionis Domini , anno Domini M. ce. Lxvm. « Reg. B, fol. 142.

4 Acte de juillet 1251. Original, Trésor des chartes, J. 311, n^ 67 : c Xos frater Bertrandus, humilis abbas Tyemensis, totusque ejusdem loci convcntus, conBidcrata etdiligenter inspecta utilitate monastcrii nostri... pro bano pacis et observancie regularis que fere penitus deperibat, propter ve^iationes, rapiiuu, incendia, homicidia et alias maletractationes qoe diutissime passi somos tam a domino Tyemensi , quam ab aliis pravis hominibus immiserî-

Le clergé séculier était aussi mais plus rarement en butte aux violences des laïques; le payement de la dime était quelquefois la source de troubles. C'est ainsi qu'en 1269, le curé de Montcuq en Querci, son chapelain et ses domestiques furent battus jusqu'au sang par ses paroissiens. Ceux-ci refusaient de payer la dime et les offrandes accoutumées : ils avaient rompu la porte de l'église et assistaient aux offices quoique excommuniés'.

L'instruction était au moyen âge entre les mains du clergé 'y les rois et les princes se plaisaient à fonder ou à doter les universités. Voyons ce que fit Alfonse à cet égard. 11 y avait dans ses États deux universités célèbres, celles de Poitiers et de Toulouse. La première était ancienne, je n'ai pas trouvé que notre comte lui ait conféré de bienfaits. Quant à celle de Toulouse, elle fut établie par suite du traité de 1229 qui imposa à Raymond VII l'obligation d'entretenir à Toulouse deux maîtres de théologie, deux professeurs de décrets et six professeurs de belles-lettres. Les maîtres de théologie recevaient cinquante marcs, les décrétistes trente, les autres vingt ^.

On croit trouver la trace la plus ancienne de la chaire de droit, qui jeta plus tard tant d'éclat sur l'université toulousaine, dans le procès-verbal officiel de prise de possession du comté de Toulouse en 1271, oii figure Dominus Albanus, doctor Ugum '. Dans un compte de la sénéchaussée de Toulouse de 1253, on rencontre la mention de trois

corditer et intolerabiliter pcrsequentibus nos et res nostras in Tyernisio coû' sistcutes, fere bumano penitus et deslituti consilio et auxilio, etc. »

1 Lettre d'A. au sénéchal d'Agenais. Reg. B, fol. 107.

3 GonGrmation de Tuniversitc de Toulouse par Grégoire I\ co 1233 et par Innocent IV en 1245. Vaissete, t. III, p. 352.

3 Rodière« Recherches sur l'université de Toulouse , Mémoires de T.Acidemie de lé({islalion, t. IX^ p. 2H et suiv.

maîtres C8 aris lisants à Toulouse, et roctroi d'une somme de cent livres donnée à un étudiant pour lui permettre de suivre les cours de l'université '. Alfonse favorisa le collège de Saint-Bernard à Paris, qui n'était autre chose qu'un séminaire de Cisterciens : il lui donna une rente annuelle de cent quatre livres assise sur la prévôté de la Rochelle. L'abbé de Clairvaux, en récompense, le reconnut pour patron et s'engagea à entretenir au collège de Saint-Bernard vingt moines profès pour y étudier la théologie^.

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