‹ Saint Louis et son tempsChapitre 100 sur 207 · C'est l'avis des critiques les plus autorisés · texte numérisé non relu

C'est l'avis des critiques les plus autorisés

2. Roquefort, de l'État de la poésie française dans les douzième et treizième siècles, p. 71.

3. Sur les encouragements que la comtesse de Flandre et de Hainaut, Jeanne, fille de Baudoin de Conslantinople, et les fils de la comtesse Mart'uei'ile, Gui el Guillaume de Dampicrre, accordaient au.v trouvères, voy. Arthur Dinaux, Trouvères, jongleurs et ménestrels du nord delà France ri du midi de la Belgique, t. II, p. 67. Nous parlerons plus loin de la Champagne et du Brabant.

4. A la thèse de Ha\ nouard (sur les Cours d'amour, dans son Choix des poésies originales des troubadnnrs, t. 11, p. lxxxvii) et de Legrand d'Aussy {l'ahliaux et contes, etc., t. 1, p. 19) on peut opposer victorieusement le petit livre de Diez. Ueber die Minnehiife {Essai sur tes cours

r.ES LETTRES ET LES SCIENCES. -243

Champagne et la comtesse de Flandre ne sont pas moins citées que la reine Éléonore et la vicomtesse de Narbonne pour les décisions qu'elles ont rendues'.

Mais les plus grands seigneurs ne se bornaient point à bien accueillir et à récompenser les ménestrels et les trouvères *. Eux-même se faisaient gloire de cultiver leur art. On peut citer à la fin du douzième siècle un arrière-petit-fils de Guillaume IX, comte de Poitiers, Richard Cœur de Lion, fils d'Éléonore d'Aquitaine et de Henri II, qui fit des vers en roman du nord de la France; Baudoin, comte de Flandre et de Hainaut, empereur de Constantinople, dont on •«, un couplet en provençale Avec Baudoin plusieu, seigneurs ses contemporains ou même ses compagnons dans la croisade : le châtelain de Coucy, l'amant de la dame de Fayel dont on connaît la tragique et romanesque aventure*; Hugues d'Oisy'', Quesnes de Béthune son disciple dans l'art des vers, un des meilleurs poètes du temps, un des chevaliers les plus signalés dans la conquête de

d'amour, 1825), et la judicieuse remarque d'Arthur Dinaux, Trouvères, jonyleurs et ménestrels du nord de la France et du midi de la Belgique, t. II. p. 47. M. P. Meyer. avec la netteté ordinaire de sa critique, a achevé de réduire les Cours d'amour à leur juste valeur. (Les Derniers troubadours, p. 67-71.)

1. La comtesse de Champagne dont il est parlé doit être Marie de France, fille d'Éléonore et de Louis Vil, femme de Henri I"' et mère de Henri II, comtes de Champagne, qui gouverna la Champagne de 1181 à 11S6 et de 1190 à 1193; sur la protection qu'elle accorda aux lettres, voy. d'Arbois de JubainviUe, Histoire des ducs et comtes de Champagne, t. IV. p. 640 etsuiv.

Page 1